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Reproduction de Corallus caninus (boa emeraude) Version imprimable

Jacques B. exulte! Le 21 octobre dernier, ce qu’il attendait depuis 45 ans est enfin arrivé. Des boas canin ou boa émeraude corallus caninus sont nés chez lui. Quelle aventure!

Lorsqu’il était enfant ils étaient trop chers pour qu’il puisse s’en procurer. Lorsqu’il eu les moyens de s’en offrir, on n’en trouvait plus sur le marché du fait de la mise en place de la Convention de Washington. Le temps passa et des spécimens nés en captivité commencèrent à être commercialisés. Il ne restait plus à Jacques B. et à Violette, sa compagne (contaminée elle aussi par le virus corallus caninus), qu’à étudier le milieu dans lequel vit cette espèce de serpents afin qu’ils se reproduisent au mieux dans un terrarium. Qu’à cela ne tienne, ils partir donc en Amazonie française pour s’imprégner du milieu, relever les températures et les taux d’humidité. Ils patrouillèrent de nuit les rivières et les pistes forestières espérant rencontrer le fameux serpent vert arboricole directement sur le terrain, mais en vain. Ils ne trouvèrent aucun spécimen en liberté. Ils discutèrent avec toutes les personnes qu’ils rencontrèrent et qui en avaient vus ou en maintenaient en captivité.

Riches de toutes les informations recueillies ils s’exercèrent à reproduire le climat amazonien dans des serres de tailles différentes où ils élevèrent en tant que ‘cobaye’ des orchidées et autres plantes épiphytes venant des régions où vivent les boas canins. Ils partaient du principe que si les végétaux étaient en parfaite santé, qu’ils fleurissaient et avaient une croissance régulière, le climat adéquat à la vie des boas émeraude était recréé. Et ils ont réussi!

Maintenant il leur fallait trouver le couple tant désiré. Ce ne fut pas chose facile car, vu la difficulté de reproduire leur climat de prédilection, très peu de personne en élèvent. Il n’y a que des Suisses-Allemands ou des Allemands pour être assez méticuleux et capable de mener à bien la reproduction de cette espèce! Malgré le froid glacial d’un hiver particulièrement rigoureux, Jacques et Violette allèrent chercher leur premier mâle à Zurich. Bonbonnes d’eau chaudes et couvertures furent les bienvenues pour maintenir jusqu’à Genève la température de leur précieux trésor couleur de brique. Il avait un mois et était magnifique!

Quelques années plus tard, ils trouvèrent enfin des femelles. Elles étaient adultes et en très mauvaise santé. Avec beaucoup de patience, jour après jour, nuit après nuit, ils les ont veillées et soignées durant deux ans.

L’hiver passé, à la période des amours, Jacques a mis l’une des femelles et le mâle ensemble dans un grand terrarium. Durant un à deux mois les deux reptiles ont paradé, puis se sont enfin accouplés. Depuis lors, la femelle n’a ni mangé ni mué. Petit à petit, elle a grossi mais est restée belle et lumineuse. Cet été Jacques a ouvert la porte du grand terrarium ainsi que celle d’un plus petit placé juste à son côté afin que le mâle puisse quitter le terrarium nuptial et passer de lui-même dans l’autre.

La femelle est donc restée seule sous la haute surveillance de JB jusqu’au 21 octobre où elle donna le jour à quatre jeunes de 35 à 40 cm. Tous les quatre sont d’un rouge brique très lumineux avec de petites taches vertes disséminées tout au long du corps. Deux d’entre eux ont déjà sur l’échine les superbes marques blanches transversales qui caractérisent l’espèce.

BRAVO JACQUES B. POUR CETTE RÉUSSITE ET
BON COURAGE POUR LE SUIVI DE LA CROISSANCE DES PETITS!

 
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