LE MOT DU PRESIDENT Bonjour à tous, L’année 2005-2006 se poursuit à merveille! Les membres actifs ne chôment pas; l’aspect technique du club s’améliore, tandis que la bonne tenue des aquariums perdure. Les lundis et les jeudis, l’aquariophilie et la terrariophilie sont au cœur des conversations; de nouveaux projets sont dans l’air, les idées s’envolent… un vrai plaisir! Amicalement, Roger WIRZ EDITORIAL Chers amis, Dans ce numéro Nathalie T. nous parle de la reproduction des crevettes et notre nouvel ami et guide, le professeur L. Cœlacanthus vous présente ces homonymes les Cœlacanthes, poissons préhistoriques mythiques vivant encore aujourd’hui. Bonne lecture! Mea-culpa, dans le bulletin de juin, veuillez lire Tétraodon nigroviridis au lieu de Tétraodon fluviatilis. MERCI à Amandine Haegeman de nous avoir signalé cette erreur. Votre rédactrice, Violette DISERENS BINGGELI Prochain délai rédactionnel : 15 octobre 2005 LA REPRODUCTION DES CREVETTES CARIDINA JAPONICA Les crevettes sont généralement paisibles et passent leur temps à parcourir le sol en quête de nourriture. Cependant, il peut arriver qu’elles nagent frénétiquement autour du décor se heurtant aux plantes et aux pierres. Si le mâle a un tel comportement, c’est qu’une femelle a libéré ses phéromones; fameuses hormones qui déclenchent l’excitation des mâles. Elle est prête à s’accoupler! Tous les mâles de l’aquarium se précipitent autour de cette femelle et se disputent pour pouvoir la féconder. Il n’est pas rare de voir une femelle avec trois ou quatre mâles sur elle. Néanmoins, un seul gagnera les bonnes grâces de cette dernière et aura alors le droit de la féconder. Lorsque l’accouplement a lieu, le mâle se glisse sous sa partenaire le temps de déposer sa semence à l’intérieur de l’abdomen de celle-ci. Des œufs vont alors pouvoir se développer, puis éclore, toujours à l’intérieur de la cavité abdominale, pour donner le jour à de petites larves. Après environ cinq semaines, notre crevette pondra des mini-crevettes. Jusque-là, rien de bien difficile à réaliser. Là où cela se complique, c’est que dans la nature, les larves naissent dans l’eau douce des rivières, puis, emportées par le courant, elles migrent jusqu’à l’embouchure des fleuves où elles sont entraînées et baignent dans les eaux saumâtres pendant plusieurs semaines. Après quoi, elles remontent le courant du fleuve et retrouvent des eaux douces. Il faut être très attentif à ce qui se passe dans l’aquarium à la naissance, car les larves sont très petites; elles ne mesurent que 1 à 2 mm. De plus, les pontes ont en général lieu de nuit; ce qui n’arrange rien! Les larves, appelées Zoés de Caridina japonica, ne survivent qu’une semaine en eau douce. Elles ont absolument besoin d’eau salée pour se développer. C’est une sorte de course contre la montre pour leur survie et vous l’aurez compris, il n’y a pas d’autre solution. Elles doivent être élevées dans un bac spécifique, spécialement préparé à leur intention. Pour l’aquariophile, ici réside le problème majeur qu’il faut résoudre. Cela implique un second bac dans lequel on mettra les larves (pas si facile à capturer qu’on le pense!), et ainsi l’on pourra tendre à reproduire les mêmes conditions que dans la nature, c’est-à-dire saler l’eau puis la dessaler en respectant au mieux le cycle naturel du voyage des Zoés de Caridina japonica. Bonne chance aux personnes désireuses de tenter cette expérience difficile, mais passionnante à n’en pas douter. Cardinajaponicament vôtre, Nathalie THIERRIN PETITE ANNONCE W A N T E D ! ! ! Nous sommes à la recherche d’une imprimante laser en bon état pour les besoins du club. Si vous en avez une dont vous ne vous servez plus, nous vous remercions d'en avertir l'un des membres du comité. Le Coelacanthe Alors qu’on ne le croyait exister qu’à l’état de fossile, un coelacanthe vivant fut découvert en 1938. La mer est le biome terrestre qui rassemble le plus grand nombre d’espèces à l’apparence primitive. Mais, l’espèce qui peut le plus s’enorgueillir du titre de fossile vivant est sans aucun doute le coelacanthe. La découverte du coelacanthe Incapable d’identifier l’énorme poisson qu’il avait pêché dans l’océan indien un jour de décembre 1938, Hendrick Goosen confia l’étrange créature à Courtenay Latimer, conservatrice du muséum de la région. Ce poisson, d’un mètre cinquante de long, pesant 60 kilos, avec de grosses écailles et une forte mâchoire munie de dents, était un coelacanthe, espèce que l’on croyait depuis longtemps disparue. Courtenay fit part de cette découverte à un ichtyologiste de l’université de Rhodes qui ne connaissait le coelacanthe, apparu sur Terre il y a environ 350 millions d’années, qu’à l’état de fossile. Le scientifique constata que le spécimen pêché différait très peu de l’animal fossile. En hommage à la conservatrice qui avait su l’identifier, on lui donna le nom moderne de Latimeria chalumnae. Si la découverte de ce fossile vivant mit en émoi la communauté scientifique, elle n’impressionna guère les habitants des îles Comores. Ils étaient habitués à le pêcher depuis longtemps et à le consommer. Ils l’avaient baptisé Kombessa. La peau écailleuse de l’animal leur servait même de papier de verre. Depuis 1952, on a capturé près de 200 spécimens. Mais malgré la protection dont il fait l’objet, sa pêche intensive le mène à l’extinction. En 1998, une nouvelle espèce a été découverte, Latimeria menadoensis. Espérons qu’avec moins de publicité, il s’en sortira mieux. Ce serait quand même le comble que le coelacanthe disparaisse en quelques décennies à cause de l’homme alors qu’il a su traverser sans encombre tant de millénaires. Portrait du coelacanthe Le coelacanthe fait partie des poissons osseux. La caractéristique première des poissons osseux est que leur squelette interne est fait d’os. La majorité des poissons actuels appartient à ce groupe. Les nageoires des poissons à nageoires charnues ne sont soutenues que par un seul os situé à la base. Le coelacanthe actuel peut atteindre 1,60 m de long pour un poids de 45 à 65 kilos en moyenne. Il partage des caractéristiques avec ses ancêtres qui vivaient il y a 350 millions d’années : des lobes charnus supportent certaines de ses nageoires, des écailles émaillées protègent son corps, le bout de sa queue possède une frange très particulière d’où le nom de nageoire en pompon donné à l’animal. Avec son squelette partiellement ossifié, son corps couvert d’écailles, parsemé d’épines et de tubercules, le coelacanthe a tout du poisson préhistorique. Ainsi, sa vessie natatoire, sorte de gros poumon, qui fut à l’origine un organe respiratoire, ne joue plus aucun rôle dans la respiration. En fait, les caractéristiques anatomiques du coelacanthe en font un poisson différent des autres : Ses nageoires paires, pectorales et pelviennes sont musculeuses et armées d’un squelette. Il les utilise en alternance à droite et à gauche. Il possède un poumon à droite, celui de gauche ayant dégénéré. Le poumon de droite est devenu un organe infiltré de graisse, allégeant les déplacements du coelacanthe à la manière d’une vessie natatoire. Ceci rappelle que les premiers poissons osseux avaient à la fois des branchies et des poumons. Mode de vie Le coelacanthe nage entre 100 et 400 mètres de profondeur dans les eaux côtières de l’archipel des Comores, dans l’océan Indien. Ce poisson chasse plutôt à l’affût et se précipite sur toutes les proies qui passent à sa portée. Son régime est carnivore et il se nourrit notamment de poissons. On sait peu de choses sur ses habitudes car quand un coelacanthe est capturé, il survit très peu de temps. Pris à l’hameçon, il se montre très combatif. L’évolution des coelacanthes Les coelacanthes sont apparus au Dévonien. Au Crétacé, ils atteignirent une longueur 3 mètres. Le groupe déclina vers la fin du Crétacé. Les poissons osseux qui vivaient dans la mer ou dans l’eau douce il y a 400 millions d’années appartenaient à deux grands groupes : Les poissons à nageoires charnues et les poissons à nageoires rayonnantes (Actinoptérygiens). Le coelacanthe fait partie des poissons à nageoires charnues ou sarcoptérygiens. Ces poissons doivent leur nom à leurs nageoires qui émergent de lobes charnus et musculeux, renforcés par des os. Il existe deux groupes principaux de poissons à nageoires charnues : les dipneustes et les crossoptérygiens. Ce dernier groupe comprend les coelacanthes « épines creuses ». Au Paléozoïque supérieur, il y avait une grande variété de poissons à nageoires charnues. Aujourd’hui, il ne reste que six espèces de dipneustes et deux espèces de coelacanthes. Le Musée canadien de la Nature possède des ossements d'un coelacanthe long de trois mètres et d'un grand poisson ressemblant à une orphie, trouvés dans les mêmes dépôts fossiles que les ossements de Spinosaurus. Ces dépôts fossiles datent de plus de 95 millions d'années. Parmi les coelacanthes, on peut citer Macropoma, un poisson européen qui mesurait moins de 60 cm. Sa queue présente trois lobes, un caractère commun à tous les coelacanthes. Fiche technique Classe : Ostéichthyens Ordre : Sarcoptérygiens Sous-Ordre : Crossoptérygiens Famille : Coelacanthidae Espèce : Latimeria chalumnae Habitat : La plupart des spécimens ont été capturés dans le nord du canal du Mozambique entre Madagascar et la côte africaine. V.B (Mars 2005) Un coelacanthe découvert en France Un fossile de cœlacanthe d’eau douce, vieux d’environ 70 millions d’années, a été découvert dans le sud de la France, à Cruzy, dans l’Hérault. L’os d’une dizaine de centimètres a été identifié par l’équipe du paléontologue suisse Lionel Calvin comme étant une mâchoire de cœlacanthe. Les fossiles les plus récents datent de 80 millions d’années. Le fossile retrouvé en France serait donc le plus jeune connu à ce jour. La région où il a été découvert appartenait à l’époque du Crétacé supérieur à une très grande île située dans la mer Téthys. Selon Cavin, ce spécimen appartiendrait à une lignée de cœlacanthes d’eau douce des continents du sud. (Avril 2005) http://www.dinosoria.com/coelacanthe.htm Visitez aussi les autres sites consacrés à ce poisson. C’est passionnant ! Votre guide, Professeur L. Coelacanthus CONCOURS PHOTO ANNUEL DE L’ARCAT LES RÉSULTATS L’ambiance est chaude dans la salle lors de l’annonce des résultats du concours photo 2004-2005. C’est fantastique! L’ATCGV remporte un maximum de médailles! 
1er prix : Jacqueline WIRZ ...avec une photo de Bufo régularis Crapaud léopard prise par Roger WIRZ. Le mérite de Jacqueline et Roger ne s’arrête pas au choix du sujet ni à la pose de Maître crapaud et Dame mouche, mais bien au travail méticuleux et de longue haleine qu’ils ont mené avec persévérance. Pugnaces, ils ont élevé des drosophiles, maintenu des vers de farine, nourri, nettoyé et surveillé d’un œil attentif, voir attendri, leurs précieux petits batraciens exotiques, dès leurs sorties des oeufs. 
2ème prix : J.-Claude GARDIOL (Société Aquarium Genève) ...avec la photo d’un magnifique Zebrasoma veliferum ; son poisson préféré. 
3ème prix : Andres ERASO ...avec des mâles Trichogasters leeri gouramis perlé dans une symphonie de verts et de rouges. Cette photo, ainsi que la suivante, ont été prises par Yannick WILLENER. 
4ème prix : Andres ERASO ...avec, cette fois, un splendide ballet de Pterophilum altum Scalaires altum dans le premier bac dont s’est occupé Andres dans notre club. Votre Secrétaire, Violette DISERENS BINGGELI ARCAT NE MANQUEZ PAS LES CONCOURS ! Concours photo La formule de l’an passé ayant donné d’excellents résultats sera reprise. Les photos sont publiées tout au long de l’année sur le site Internet de l’ARCAT. Tenez-vous prêts! Les détails du nouveau sujet ne vont pas tarder à paraître. Concours devinette Cette compétition hebdomadaire est un très bon stimuli et une excellente idée, toujours menée par Christian BOCHU, webmaster du site ARCAT. Une image dévoilée sur 4 jours nous permet de tester et d’affiner nos connaissances, de réveiller nos souvenirs et notre mémoire. C’est aussi l’occasion de compulser bouquins et revues quelques fois oubliés. QUELQUES DATES À RETENIR 16 octobre 5ème bourse des reptiles et de la terrariophilie de Münchenstein Lieu: Kuspo Bruckfeld, Loogstrasse 2, 4142 Münchenstein Ouverture: de 10 heures à 16 heures Renseignements: Markus Borer, Tel. 061-763.09.45 Fax 061-763.09.46 22 et 23 octobre Animalia 2005 l’ATCGV participera à nouveau à cette manifestation, à titre privé, en tant que membre le l’ARCAT. Des affiches et des prospectus sont en préparation. Toutes les bonnes volontés sont acceptées pour représenter notre club pendant un moment sur le lieu de cette manifestation ! D’avance, MERCI. 6 novembre : Bourse de reptiles à Courrendlin (Jura) Lieu: la halle de gymnastique Ouverture: de 10 heures à 16 heures
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