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Le local technique est ouvert tous les lundi soir dès 20h30, pour ceux qui sont motivés pour donner un coup de main à l'entretient des 32 bacs.
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Bulletin du mois d'Octobre 2003 Version imprimable

LE MOT DU PRESIDENT


Chers amis,

En ce début d’automne, le comité a fait le point sur les mois passés et a reprécisé les grandes lignes de notre feuille de route afin que nous gardions le cap sur les objectifs que nous nous étions fixés. Il est certain qu’il ne serait pas prudent de foncer tête baissée, projet après projet, sans assurer la pérennité de ceux déjà réalisés. Nos partenaires, poissons, plantes, eau, invertébrés ou bactéries sont des êtres vivants, régis par les lois complexes de la nature. Qu’ils soient biologiques, chimiques, émotionnels ou techniques, les nombreux paramètres dont nous devons tenir compte sont toujours en évolution. De ce fait nous devons assurer nos arrières tout en travaillant dans le présent en ayant, en même temps, un regard tourné vers l’avenir. Ce n’est pas facile à réaliser, mais c’est de loin, je crois, la meilleure méthode.

Votre Président, Jacques BINGGELI

EDITORIAL


Quelques rectifications:


Le mois passé, j’ai mentionné que l’aquarium du Cern était fait comme un bac dit ‘Jaubert’. En réalité, c’est son système de filtration qui ressemble à un ‘Jaubert’. L’astuce et les différences en sont néanmoins très intéressantes. A la place du sable, Georges C. a utilisé des coquilles d’huîtres pilées. Pour nettoyer les sédiments qui s’accumulent dans le filtre,il pulse ponctuellement de l’eau depuis un autre récipient fermé qui, lui, contient un oxydateur. La principale différence réside donc dans la circulation d’eau forcée dans le filtre alors que, dans le système Jaubert, les mouvements d’eau se font par diffusion naturelle. En page 8, Yannick W. notre vice-Président, spécialiste en eau de mer nous parle du système du Dr Jaubert.
Toujours le mois passé, dans les texte concernant les Thorichtys passionis, il est question du ‘gonopode’ de la femelle, il fallait bien sûr lire ‘oviducte’, le gonopode étant, comme nous le savons, l’attribut du mâle.

Votre rédactrice, Violette DISERENS B.

NOUVELLES ACQUISITIONS


    * 2 Trichogaster trichopterus sumatranus complétent notre collection
    * 8 Tetraodons fluviatilis nigroviridis pour une surprise dont nous vous parlerons le mois prochain.
    * 10 Astianax mexicanus pour étoffer notre bac spécifique
    * 20 Platy pour la même surprise que les Tetraodons
    * 6 Rasbora kalochroma pour le bac Inde
    * 2 Chana micropeltes dont 1 pour Alex G.
    * 10 Ampularia perriwinkel escargots aquatiques
    * 10 Septaria porcellana escargots super mangeurs d’algues, ressemblants à de petits chapeaux chinois.

TECHNIQUES


Citerne d’eau dure


L’intérieur de la citerne d’eau dure a été nettoyé et un second robinet avec un raccord rapide a été posé dans le bas extérieur de la cuve pour faciliter le changement de tuyaux..

Filtre général


Afin d’améliorer la qualité de l’eau de conduite que l’on utilise, le système de filtrage en service a été étendu. L’eau de conduite passe d'abord par un filtre à ficelle qui barre le passage aux grosses impuretés puis par un filtre carbonite qui ôte le chlore et les métaux lourds qu’elle contient. Elle est ensuite dirigée vers deux cuves différentes.
Dans un des cas, elle va directement dans un bac de réserve où elle décante et monte à la température de la pièce : c’est l’eau dure de base que nous utilisons.
Dans l’autre cas, elle traverse un filtre à osmose inverse avant d’atteindre son propre bac de réserve : c’est notre eau osmosée.

Nouvelle Guinée


Il a été décidé de garder le filtre existant en augmentant toutefois considérablement la réserve d’eau. Angioletto F., Roger W. et Jacques B. s’attellent à la tâche ! La cuve est consciencieusement nettoyée puis les séparations sont rehaussées de 8 cm par des lamelles de verre ‘siliconées’ avec application.
Ce nouveau filtre est ensuite renfourné sous l’aquarium, tout à gauche. Dans l’espace de droite, nos amis glissent un autre bac en verre aux dimensions à peu près identiques. Un siphon assumera la liaison pour permettre l’égalisation des niveaux.

Amazone


Le groupe ne désire pas réutiliser l’ancien système de filtration mais il gardera les tuyaux "d’aller et de retour" de l’eau. Denis F. les a déjà remis en place et en a sécurisé l’étanchéité.
Le décor se précise. Jacques B. n’a pas chômé! Il travail avec du ‘stiroports rufmat’ bleu dont la structure, plus fine et plus dense que celle des blocs blancs habituellement utilisés, facilite la sculpture. Il en existe encore de plus fines qui permettent une grande subtilité dans le travail. Les autres avantages de cette matière est le fait qu’elle est moins électrostatique et que les déchets en sont plus fins et beaucoup moins ‘volatiles’.

Jacques a donc façonné les différentes pièces du décor qui représentent des berges de rivière. Il a découpé, poli et assemblé les éléments de chaque pièce et les a peints avec une peinture alimentaire à deux composants qui se ‘caramélise’ en séchant. Cette couche de protection évitera aux émanations du ‘stiropore’ de s’échapper dans l’aquarium et d’intoxiquer ses occupants. Il a enfin recouvert de sable la dernière couche de peinture encore humide pour imiter les berges terreuses du fleuve.

Quelques retouches de peinture sont encore à faire dans l’aquarium et on pourra commencer à monter le décor !

Pour l’instant le sable nous fait encore défaut. Nous pensions nous en procurer dans le département de la Loire, en France, où le fleuve s’étale dans la plaine du Forez en formant de larges bancs sablonneux. Les sabliers ont malheureusement dragué le fleuve ainsi que ses abords. Fini l’école buissonnière ! La Loire coule maintenant très sagement entre ses nouvelles berges.
Quant à nous, nous devons à nouveau partir en maraude pour nous fournir dans la nature, ce qui est très plaisant, ou chercher un fournisseur qui nous propose des prix bas.

Votre Narratrice, Nanacara ANOMALA

ARCAT


VOYAGE 2003 EN HOLLANDE


Le 19 septembre dernier le train rapide Genève-Lausanne filait allègrement sous les premiers rayons d’un soleil rond et rouge avec à son bord une poignée d’aquariophiles genevois, tout club confondu. Un car les attendait à la gare de Lausanne pour un voyage au pays des sabots, des tulipes et des moulins. Il a d’abord joué à l’omnibus pour aller chercher d’autres aquariophiles romands et a ensuite pris sa vitesse de croisière jusqu’à Bâle. Après un changement de chauffeur, nos amis ont traversé l’Alsace, la Loraine, le Luxembourg et la Belgique pour enfin arriver à Gouda au couché du soleil. Telle une boule de feu, l’astre incandescent descendait lentement sur l’horizon de ce pays plat gagné sur la mer.

C’est un pays relaxant aux champs verdoyants bordés de canaux eux-mêmes parfois bordés de peupliers, d’ormes ou d'aulnes. Des vaches blanches et noires, rousses ou blanches paissent paisiblement. Des groupes de vanneaux profitent de l’humidité des sols pour se régaler de leurs proies favorites. Leurs vols ‘papillonnés’ animent les paysages. Immobiles et imperturbables les hérons cendrés à l’affût ponctuent les prairies où des chevaux, des moutons et des ânes broutent l’herbe grasse. Un vol de tadornes traverse ce paysage champêtre.

Les villages ont un charme fou ! De petits ponts de bois enjambent les canaux et des saules pleureurs frôlent l’eau de leurs longues branches fines. Entre les nénuphars, des cygnes glissent sans bruit. Poules d’eau, foulques et canards partagent les plans d’eau et la riche végétation aquatique avec une faune beaucoup plus discrète à cette époque de l’année. Les moulins se détachent magnifiquement sur le ciel bleu. Il y avait aussi les brumes qui s’élèvent des canaux et puis les levers de soleil sur la mer dans les petits villages de pêcheurs... Que d’images apaisantes et romantiques!...

Ce voyage de l’ARCAT s’est encore déroulé à merveille !

Dans le ZOO de Rotterdam, vaste et très bien aménagé, nos aquariophiles ont bien sûr visité l’aquarium mais aussi ses coulisses avec des guides charmantes et bien informées. Des bateaux vont jusque dans la mer du nord ou au large de l’Espagne pour chercher l’eau de renouvellement. Les 7 millions de litres d’eau de mer nécessaire au maintien des bacs sont entièrement filtrés en 1h 30. C’est impressionnant !
Les locaux de ‘Ruinimans Aquarium’, le plus grand grossiste européen pour l’eau douce, sont tout aussi impressionnants. Ils comptent 540'000 litres d’eau, 3000 aquariums, 2500 poissons de tailles et variétés confondues et 40 employés ! Nous n'avons disposé que de deux heures seulement nous ont été accordées pour tout voir ! Nos amis s’égayèrent entre les bacs et anxieux de n’avoir pas le temps de tout voir, ils remontèrent les allées des locaux à l’hygiène irréprochable. Ce fut pour eux l’occasion de voir des espèces qu’ils n’avaient encore jamais vues vivantes.
Le temps libre à Amsterdam a été bien occupé et c’est avec de ‘petits yeux’ que les compagnons aquariophiles sont montés dans le car pour le voyage du retour.

Mille mercis à Alain BLANCHET pour l’organisation de ce voyage.

Votre Secrétaire, Violette DISERENS

NOTRE MINI RECIFAL 1-2


Cet article a pour but d’expliquer le fonctionnement, la réalisation
et la maintenance du ‘Mini-Jaubert’ du club.

Introduction


Il existe trois grandes méthodes de maintenance pour aquarium récifaux :

   1. La méthode Berlinoise reposant sur l’utilisation de beaucoup de pierres vivantes et d’un puisant écumeur.
   2. Le DSB (Deep Sand Bed ou lit de sable épais) reposant comme son nom l’indique sur une épaisseur de sable très importante. Un peu comme un Jaubert mais sans plénum.
   3. La méthode Jaubert reposant sur un plénum surmonté d’une épaisse couche de sable.

D’autres méthodes existent mais elles sont nettement moins répandues que les trois précédentes.

Le mini-récifal du club est réalisé selon la Méthode ‘Jaubert’ du nom de son inventeur, le professeur Jean JAUBERT. Dans un article publié dans un numéro du Bulletin de l’Institut Océanographique de Monaco, il annonce des taux de nitrates quasiment nuls après des années de nourrissage des poissons, une population de coraux importante, sans aucun ajout et sans changement d’eau.

Un des aspects intéressants de cette méthode, comparée à la méthode Berlinoise, est la quasi-absence de matériel lourd et une maintenance simplifiée. Par contre, il faut bien respecter quelques principes dont celui-ci : les 2/3 de la surface du sable doivent être exposés à la lumière. Un des inconvénients majeurs est qu’il est beaucoup plus difficile de rattraper des erreurs ou des dérives de paramètres. Cette méthode n’est donc pas conseillée aux débutants.

Fonctionnement


La méthode Jaubert repose sur l’utilisation d’un plénum sous une couche de sable épaisse.

Le plénum est un espace d’eau libre sous la couche de sable. Il permet d’uniformiser le gradient d’oxygène sous la couche de sable et ainsi éviter l’apparition de zone sans oxygène du tout, ce qui favoriserait l’apparition de fermentation. L’épaisseur idéale du plénum est de 2 cm. Il doit être à l’abri de la lumière pour empêcher l’apparition d’algues.

La couche épaisse de sable sert de support à la population bactérienne. L’eau circule librement dans cette couche de sable d’environ 10 cm et n’est pas forcée comme dans un filtre sous sable. Le taux d’oxygène va diminuer avec la profondeur de sable, car il est consommé par les bactéries. Les bactéries aérobies se tiennent près de la surface et les bactéries anaérobies dans les couches profondes. Une population de bactéries nitrifiantes et dénitrifiantes proches l’une de l’autre permet d’obtenir des taux de nitrates proches de zéro. Le fait que l’activité bactérienne dégage du CO2 va acidifier l’eau et dissoudre le sable ce qui permet de maintenir le taux de calcium ainsi que le KH.

Réalisation


L’aquarium a été collé par Angioletto F. dans le cadre des activités du club. C’est un cube de 50cm de côté, ce qui représente un volume maximum d’eau d’environ 100 litres. En réalité, le volume est moindre étant donné le volume important occupé par le substrat. Aucun renfort n’a été utilisé pour des raisons esthétiques.

Le plénum a été réalisé à l’aide d’une grille de diffusion de lumière pour rampe à tubes fluorescents. Elle repose sur des tronçons de tubes PVC placés horizontalement de manière à ce que le dessus de la grille se trouve à environ 2 centimètres du fond de la cuve. Les tuyaux sont fixés à l’aide de brides pour câbles électriques (modèle entièrement en plastique).
Un grillage fin est placé sur le dessus afin d’empêcher le sable de descendre dans le plénum. Une grille de moustiquaire fait parfaitement l’affaire. Il faut juste faire attention à ce que cette dernière ne soit pas enduite de produit anti-moustique. Afin d’empêcher le sable de passer par les côtés, la grille doit remonter sur quelques centimètres le long des parois de l’aquarium.

Le support du récif est alors placé sur la moustiquaire. Il a été réalisé avec des tubes PVC de petits diamètres et permet aux pierres vivantes de ne pas poser directement sur le sable ceci afin de maximiser la surface d’échange et de minimiser les zones sans courant.

La première couche de sable peut être mise en place. Du sable de grosse granulométrie (2-3mm) est utilisé comme couche de fond sur une épaisseur d'environ 5cm. Une seconde moustiquaire est posée dessus afin d’empêcher d’éventuels animaux de venir perturber la couche profonde. Puis le sable de petite granulométrie (1mm) est posé dessus. Le sable utilisé est du sable d’aragonite afin de permettre un taux de calcium le plus élevé possible. En effet, il se dissout à un pH de 7,5 comparé aux 6,5 du sable de corail traditionnel.

L’éclairage est assuré par un HQI de 75W 10’000K. A l’usage, cela semble un peu faible et le passage à 150W semble inévitable avant d’introduire les premiers coraux durs.

Sol Jaubert

Le brassage est assuré par une pompe de 600 litres/heure dont la prise d’eau est reliée à un aspirateur de surface. Le jet de sortie est dirigé vers la surface afin de ne pas déranger le sable et augmenter les échanges gazeux.

L’aspirateur de surface empêche la formation d’un film gras en surface. Ce film gras est non seulement peu esthétique mais il empêche une bonne pénétration de la lumière et des échanges gazeux.

Votre Vice Président, Yannick WILLENER
 
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