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Le local technique est ouvert tous les lundi soir dès 20h30, pour ceux qui sont motivés pour donner un coup de main à l'entretient des 32 bacs.
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Bulletin du mois d'Octobre 1999 Version imprimable

ACTIVITÉS A.R.C.A.T.

L'ARCAT cherche impérativement un à deux membres pour son comité !!!

Par suite des vacances je n'ai pas de renseignements.

Communiqué du comité

Chers amis,

Nous vous avons dit lors de la dernière assemblée que vous pouvez adopter un bac pour vous en occuper tout seul, or il semble que certains d'entre vous n'ose pas se lancer pour cause de finances. Il va de soit que si vous vous proposez pour une adoption, il faut nous présenter votre idée, et nous étudierons ensemble le coût qui sera bien entendu, dans la mesure du possible, supporté par le club.

Vous avez vu dans le programme, que nous organisons une raclette le jeudi 28 octobre, au prix de Fr.20.- (Fr.10.- pour les enfants), alors venez nombreux, vous savez, plus on est de fous....... Mais pour permettre une bonne organisation il est impératif de vous inscrire en téléphonant à Denis ou un autre membre du comité.

Nous vous signalons aussi que notre secrétaire a donné sa démission du comité et que de ce fait les postes de secrétaire et de vendeur de matériel sont à repourvoir d'urgence. Nous attendons vos propositions.

Comme vous l'avez peut-être déjà remarqué, nous avons décidé de mettre des surfaces publicitaires à disposition des annonceurs de toutes sortes d'activités avec une priorité dans le domaine de l'aquariophilie. Les prix annuels de ces surfaces sont de Fr. 300.- la page entière, Fr.150.- la demi-page et Fr. 100.- le tiers de page. Alors si voulez insérer vous-même ou si vous connaissez quelqu'un qui serais intéressé, adressez-vous au vice-secrétaire.

Important : faites vous connaître en tant que membre du club lors de vos achats dans tous les commerces d'aquariophilie mais surtout, bien entendu chez nos annonceurs !

Pour le comité ; F.-H. Schweger

Faible salinité comme quarantaine et traitement des parasites chez les poissons marins

par Rand Kollman

Les poissons marins se sont adaptés afin de tolérer leur rude environnement salé. L'eau de mer contient au moins quatre fois autant de sel que le sang et les fluides internes d'un poisson. Les lois physiques déterminent que ce déséquilibre de la salinité entre l'eau de mer à l'extérieur du poisson et les fluides à l'intérieur du poisson doit d'une façon ou d'une autre être modifié. Le poisson risque la déshydratation parce que le sel ne peut pas diffuser dans son corps, mais l'eau peut être expulsée à travers les branchies et la peau. Chez les poissons en bonne santé le mucus qui recouvre la peau agit comme une barrière, réduisant la quantité diffusée à travers la peau. Lorsque la peau est attaquée par les parasites cette barrière est brisée et l'eau s'échappe. L'abaissement de la salinité de l'eau dans un bac de quarantaine ou de traitement va diminuer la pression osmotique et amoindrir le risque de déshydratation du poisson affaibli.

Le poisson marin boit de l'eau de mer pour remplacer les fluides perdus et excrète l'excès de sel par les reins, dans les fèces et à travers les membranes des branchies. Les reins produisent une urine très salée et les branchies rejettent dans l'eau de mer des ions de sel en contrepartie d'une pression osmotique plus élevée. Mais ceci se fait au prix d'une dépense métabolique élevée. Il faut de l'énergie pour excréter du sel. Une diminution de la salinité réduit la dépense énergétique d'un poisson et elle devrait ainsi lui être bénéfique. J'ai observé la tolérance de poissons marins en présence d'une salinité plus basse lorsque l'un des membres de mon personnel a oublié de fermer le robinet lors du remplacement de l'eau évaporée d'un des bacs présents dans mon magasin. La plupart des poissons marins ont toléré la salinité qui en est résultée de 10 parts pour mille (ppt) sans traumatisme manifeste (poids spécifique de 1.007). Plus tard, lorsque j'ai été confronté dans mon magasin à des problèmes chroniques dus à des parasites, Tom Frakes m'a suggéré un traitement basé sur une salinité faible, méthode développée dans les années 80 par les "Instant Ocean Hatcheries". Comme décrite dans le Seascope Summer, 1994 cette méthode consiste à abaisser la salinité entre 10 et 12 ppt (poids spécifique de 1.007 à 1.009) pour une durée de 7 à 10 jours.

Colorni (1985) a évoqué un traitement basé sur une salinité basse dans le cadre de la maladie des points blancs (Cryptocaryon irritans) mais il préconisait une augmentation et une diminution de la salinité à diverses reprises.

J'ai décidé de tester une salinité basse comme méthode de contrôle des bacs de mon entreprise. L'ensemble se compose de 40 bacs de 160 litres chacun reliés à une unité de filtration. La salinité du système a été portée à 15 ppt (poids spécifique 1.011). Mon autre système sert de témoin.

Il se compose de l6 bacs de 120 litres. La salinité y est maintenue entre 27 et 30 ppt (poids spécifique compris entre 1.020 et 1.022). Les deux systèmes sont reliés à de grands filtres semi-humides et la température est maintenue entre 26° et 28° C.

Durant la période de test, de 1994 à 1997, des poissons originaires de la Mer Rouge, de l'Indo-Pacifique et des Caraïbes se trouvaient dans les deux ensembles. Lors d'arrivages de poissons en provenance des grossistes et des transshippeurs ils ont été répartis entre les deux ensembles et ajoutés aux bacs sans procédure d'acclimatation. Nous n'avons pas observé de différence de comportement en ce qui concerne ces poissons dans les deux systèmes. Dans l'ensemble ayant une salinité basse nous n'avons pas relevé d'apparition d'Amyloodinium Ocellatum, de Cryptocaiyon iritans, de turbellariés ou de nématodes monogénétiques. Des examens périodiques effectués au microscope de prélèvements de peau et de branchies n'ont révélé la présence d'aucun de ces parasites. Le système témoin ayant une salinité normale continuait à présenter des apparitions périodiques de parasites. Les poissons infestés provenant du système témoin qui étaient transférés dans le système à basse salinité se trouvaient libérés des parasites en quelques jours. Le système à basse salinité a réduit notre dépendance vis à vis de traitements tels que le cuivre. Malheureusement de nombreux invertébrés ne peuvent tolérer de telles salinités basses, mais nous avons été capables de maintenir certains crustacés y compris des Stenorhynchus seticornis, des Lysmata wurdemanni et des Neopetrolisthes oshimai avec une salinité comprise entre 18 et 19 ppt (poids spécifique entre 1.013 et 1.014). Les requins et les raies n'ont pas été capables de s'adapter à une salinité basse. Bien qu'une eau à salinité basse ne soit pas recommandée pour une maintenance à long terme, nous avons maintenu plusieurs poissons dans ce système durant plus d'une année et un poisson-ange provenant de la Mer Rouge, Pomacanthus maculosus, plus de trois ans et demi.

Mon expérience ne constitue pas le premier rapport concernant 1'utilisation d'une salinité basse appliquée à la quarantaine. En plus des méthodes des "Instant Ocean Hatcheries" Randolph Goodlett et lance Ichinotsubo ont récemment publié leurs procédures de quarantaine basées sur la salinité basse, en recommandant au moins trois semaines de maintenance à 14 ppt (poids spécifique de 1.010) pour un large échantillonnage de poissons tropicaux. Ils ont également remarqué que des poissons traités immédiatement supportent sans problème une eau de salinité basse.

Conclusion

Nous avons remarqué qu'un système utilisant une eau de mer ayant une salinité basse pour la quarantaine et le traitement des parasites a diminué notre taux de mortalité qui était élevé dans le passé. Une salinité de 14 à 15 ppt (poids spécifique entre 1.010 et 1.011) semble constituer une teneur efficace et les poissons peuvent être transférés dans une telle eau sans procédures d'acclimatation spéciales. Nous sommes capables de réduire énormément les traitements chimiques ainsi que les risques de surdosage. En général nous avons amélioré la santé de nos poissons.

Références

Goodlett, R. et 1. lchinotsubo, 1997. Salinity and pH adjustrnents for quarantine procédures for marine teleost fishes. Drum and Croaker, Vol, 28 pp 23-26.

SeaScope, 1994. Treatment of Cryptocaryon irritans in aquaria, Editoris Note. Summer.

Colorni, A. 1985. Aspects of biology of Cryptocaryon imtans and hyposalinity as a control measure in cultured et-head sea bream Sparus aurata. Dis. Aquat. Org, 1 : 19-22.

Source : Bulletin SeaScope ( Aquarium Systems, Inc., Mentor, OH) Volume 25, été 1998

 
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