LE MOT DU PRESIDENT Bonjour à tous, Cet été, les activités estivales de chacun nous ont séparé et nous avons assisté à un chassé-croisé des présences habituelles; néanmoins, chacun a fait son possible pour assurer le bien-être de ses poissons. Bravo à tous! Si cet été n’a pas été particulièrement fructueux en activités pratiques ou techniques, il a par contre été riche en réflexions et analyses personnelles par rapport au club, à l’aquariophilie et à la terrariophilie. Nous en avons parlé ensemble et avons organisé une première réunion informelle, pour laquelle nous avions au préalable battu le rappel et pris l’avis des absents concernés. Le but de cette première confrontation d’idées n’était pas de prendre des décisions définitives, bien au contraire. Nous désirions tout d’abord faire une mise à plat de toutes les pensées, afin que chacun soit au clair avec les autres et puisse formuler ses doléances ainsi que ses désirs. Nos pensées et nos réflexions qui poursuivent maintenant leur chemin sur des bases identiques nous permettrons d’optimiser et de concrétiser au maximum les espoirs de chacun des participants. Amicalement, Roger WIRZ EDITORIAL Chers amis, En travaillant sur différents articles concernant les prochains numéros du Bulletin, le Professeur L. Cœlacanthus s’est rendu compte que deux des petits livres qu’il compulsait régulièrement avaient beaucoup plus d’importance qu’il ne le pensait. En vacances pour l’instant, il m’a prié de vous transmettre son message. -’’En tant que livres de chevet, à avoir partout sous la main, dans le sac, au bureau ou à la maison, ils sont extrêmement pratiques. Leur prix, aussi modeste que leur format ne grèvera en rien votre budget et lorsque vous en connaîtrez le contenu par cœur (de l’un ou de l’autre) vous serez des aquariophiles chevronnés.’’  ‘Le monde de l’aquarium’ ISBN 284616 0775-01 Édition Hachette  ‘Système pour un aquarium sans problèmes’ chez Dennerle Votre rédactrice, Violette DISERENS BINGGELI Prochain délai rédactionnel : 15 septembre 2005 La reparution de notre bulletin signifie la fin des vacances. J’espère que vous en avez tous profité et que vous vous êtes reposés. Après en avoir eu dans votre assiette, grillées, en cocktail, dans la paella ou en sauce provençale, je me propose de mieux vous faire connaître la gent crevette et son comportement en aquarium. CARIDINA JAPONICA C’est une crevette d’eau douce, appelée également ’mangeuse d’algues’. Elle est originaire du Japon, comme son nom l’indique, et on en trouve également à Taiwan et en Corée. Sa durée de vie est de deux à trois ans. Son corps est d’un délicat gris transparent avec de petits pointillés noir-grenat sur les flancs. La fréquence de ses mues dépend de son âge. De 0 à 6 mois elle change de carapace une fois par semaine, de 6 mois à un an elle mue plusieurs fois par mois et lorsqu’elle atteint sa taille d’adulte, dès un an, elle ne renouvelle sa carapace qu’une fois par mois. Les C. japonica sont généralement peu farouches si on les met avec des poissons qui les laissent tranquilles. Elles peuvent, par contre, gêner ceux qui partagent le même territoire, comme les ancistrus, les corydoras, etc. Il existe quelques différences physiques caractéristiques entre mâle et femelle: le mâle mesure environ 3 cm et les pointillés de ses flancs sont très réguliers. La femelle a environ 5 cm de long et ses pointillés ont tendance à s’allonger et à former des lignes. Elle possède, de plus, une cavité sub-abdominale destinée à accueillir les œufs; œufs que nous pouvons très bien distinguer lorsqu’elle se déplace. Côté nourriture, elle aime les algues à l’exception des dites ‘noires’ et ‘pinceaux’, ce qui est bien dommage! Elle se régale des déchets organiques ainsi que des pastilles pour poissons de fond. Elle apprécie également les cadavres de poissons. Croyez-moi, ils sont vite ‘nettoyés’! En ce qui concerne la qualité de l’eau: elle peut être saumâtre ou douce. Sa température est comprise entre 20 et 30 C avec un idéal entre 23 et 27 C. Comme toutes les crevettes elle a besoin de calcium et de minéraux essentiels pour la mue et le squelette. Attention! Il faut être vigilant s’il s’agit d’eau osmosée. Le quota de population est calculé en fonction de la grandeur de l’aquarium. Pour les poissons nous mesurons en ‘’cm/litre’’, pour les crevettes nous raisonnons en ‘cm/m2 de fond’ ou encore en ‘cm/dm2’. Les crevettes étant grégaires, il est préférable d’en mettre un maximum afin de leur permettre de conserver cet instinct. Par exemple, si votre bac est un 200 litres standard de 100 cm/40cm de fond, soit 40 dm2, vous pouvez mettre de 40 à 80 cm de long de crevettes juxtaposées. Ceci représente 10 à 20 spécimens en comptant un nombre égal de mâles et femelles. Attention! Il faut aussi équilibrer ces proportions par rapport au nombre et aux espèces de poissons de fond présents dans l’aquarium. Voilà pour le mois de septembre. Dans notre prochain bulletin, je vous parlerai de la reproduction de ce sympathique crustacé . Elle n’est pas si simple que cela! Cardinajaponicament vôtre, Nathalie THIERRIN GOUTTE-A-GOUTTE Depuis quelques mois, Karine et moi-même avons tout notre temps pour observer la vie de nos poissons. Notre seul travail consiste à les nourrir et à nettoyer un peu les vitres tous les quinze jours. Fatigué de transporter des seaux pleins d’eau (et d’en renverser !) j’ai décidé d’utiliser les grands moyens et d’installer un système automatique pour les changements d’eau. Tant que j’y étais, j’en ai profité pour le faire sous forme de goutte-à-goutte. Base de calcul Pour mon installation qui comporte un aquarium de 900 litres + une cuve de 100 litres pour la filtration, sans oublier 5 litres d’évaporation journalière, j’ai choisi une alimentation de 15 litres d’eau par 24 heures, soit, 10 litres pour le renouvellement et 5 litres pour compenser l’évaporation. Quinze litres d’eau sont la valeur d’un goutte-à-goutte d’environ 100 gouttes/minute et dix litres de changement d’eau par jour correspondent à 300 litres par mois et à 3'650 litres par année. Matériel - 1 réducteur de pression de 6 à 1,5 bar (Gardena)
- environ 20 mètres de tuyau (Gardena) pour le goutte-à-goutte
- du fourreau à fils électrique carré (pour guider esthétiquement la tuyauterie)
- 1 pompe (Maxi Jet) 500 l./h. (à coupler au flotteur coupe-circuit pour l’évacuation de l’eau)
- 1 flotteur coupe-circuit
- 2 calandres d’osmoseur avec 2 cartouches de filtration pour servir de pré-filtre. Une sera à charbon actif et l’autre sera un ultra-filtre mécanique de 5 microns dit filtre à ficelle.
- raccords en angle droit (déviateurs Gardena en L)
- 1 buse pour le goutte-à-goutte à visser exclusivement (pas à percer)
Fonctionnement Alimentation: A sa sortie du robinet l’eau pulsée à 6 bars passe dans le réducteur de pression et en ressort à 1,5 bar. Elle continue sa course à travers les 2 cartouches de pré-filtration puis court dans la tuyauterie pour enfin se déverser goutte-à-goutte dans la cuve. Afin que l’eau goutte en permanence, il faut régler très minutieusement le robinet de la buse du goutte-à-goutte et ouvrir au maximum le robinet d’arrivée d’eau.  La seconde branche du ‘Y ‘ permet d’utiliser le robinet pour un autre appareil (machine à laver, tuyau d’arrosage, etc.). Evacuation: Elle se fait par l’intermédiaire d’une pompe immergée (pour éviter qu’elle ne se désamorce). Mise en route grâce à un flotteur coupe-circuit cette dernière propulse l’eau dans le tuyau jusqu’au lieu d’évacuation (l’évier en l’occurrence ou autre réservoir). Le point d’évacuation doit impérativement être situé au-dessus de la cuve dans laquelle est immergée la pompe de refoulement. Il est de plus très prudent de prévoir un système anti-siphonage à la sortie de l’aquarium ou, selon le cas, à l’arrivée dans l’évier (voir schéma). Dans le cas contraire, l’effet des vases communicants s’amorce et l’aquarium se vide!  Un de nos membres, Yuri RINDLISBACHER ACTIVITÉS DE L’ÉTÉ AQUARIOPHILIE Fidélité Certaines personnes vagabondent et changent de destination à chaque vacances tandis que d’autres retournent chaque année planter leur tente sur le même lopin de terre. Peu aventureux et fidèles comme ces derniers, les Carassius auratus Carassins dorés de Georges CLAUDE, sont revenus camper au club pour les vacances d’été! Récifal Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Le nôtre en l’occurrence! L’aquarium récifal d’un de nos membres et annonceurs, Jean-Luc DUMAS, s’est mis s’est mis à couler et il a dû le vider. Il nous a donc apporté des pierres vivantes peuplés, des coraux et quelques poissons que nous avons ajoutés au bac à boutures. Ces roches et les allées et venues des poissons donnent à ce bac de multiplication un aspect naturel particulièrement plaisant. L’œil de Moscou Bien sûr que nous faisons toujours attention! Certains de nos membres, toujours aux aguets, ont l’œil furtif et le regard inquisiteur. Jacqueline nous signale le moindre signe probable de problème dans les aquariums: -’’ Ce poisson est-il malade? Ceux-ci ont-ils eu assez à manger? Est-ce que ceci est normal? Est-ce que cela va bien?’’ Nathalie se passionne pour la vie des crevettes et celle d’autres espèces. Elle les observe et s’enquiert de la ‘normalité’ de leurs comportements. Les garçons surveillent les citernes, les trop pleins et autres aspects techniques. Sauvetages Nous n’avons pas eu de catastrophe depuis longtemps et avons plusieurs fois évité le pire en traitant le problème dès son apparition or, voilà qu’un soir ... de l’eau est signalée sous l’un des aquariums de Patrick. Nos maîtres du technique, Serge et Roger aidés de Patrick entreprennent les investigations. Ils détectent l’origine de la fuite due à un disfonctionnement du filtre ‘Eheim’ sec-humide. La réparation commence séance tenante! Solidaires, nous quittons tous le club assez tard, quand tout fonctionne à nouveau parfaitement. Un autre soir, le Bernard-l’hermite aux superbes pattes rayées de bleu vif et de rouge qui vit dans le grand bac récifal fut la cause de l’une des urgences. Etant passé dans le compartiment d’aspiration de l’eau, il allait de toute évidence s’introduire dans la tuyauterie et s’y coincer. Ce qui aurait eu pour résultat une belle inondation d’eau de mer. Nos ‘Zoro’ de l’observation donnèrent l’alerte et nous avons pu intervenir à temps! Ce ne fut pas chose facile que de déloger l’intrus. Pour finir, Jacques B. fut de bons conseils et François, muni d’un gros tuyau et d’une petite épuisette a réussit à aspirer le crustacé et à le sortir du piège dans lequel il s’était infiltré. Bien d’autres fois encore dans le courant de l’été, notre président, secondé par sa chère épouse, a dû nettoyer et remettre des pompes en route juste au moment de partir, pour sauvegarder les aquariums des vacanciers et palier aux accidents possibles. Nous leur en sommes extrêmement reconnaissant. MERCI à eux deux! Pour les petits Depuis longtemps Angioletto F. avait à cœur de faire un bac avec lequel les petits enfants pourraient s’identifier. Voilà qui est fait! Angioletto a adapté l’ancien bac des Tropheus duboisi, dispatchés chez des amateurs de l’espèce et en a fait filtrer l’eau par une anodonte. Tout va bien, les Poecilia velifera et les Poecilia sphenops qu’il y a introduit se sont déjà reproduits! Souper Canadien Lorsque nous arrivons au club le jeudi 23 juin, nous sommes sidérés par l’ampleur prise par notre repas canadien. Tables et bancs sont installés, des broches tournent, un stand de pâtisseries fonctionne déjà et le préau couvert est plein de monde. Une ambiance festive réjouit les cœurs. Et bien non ! Ce n’est pas l’ATCGV qui occupe les lieux, mais les parents d’élèves et leurs enfants qui fêtent la fin de l’année scolaire avec les instituteurs. Nous avions projeté de pique-niquer sur place, à l’extérieur du club, afin de permettre à tous les membres désireux de participer à cette dernière rencontre avant les vacances de nous rejoindre facilement. Au vu de la situation, nous avons décidé de rester au frais dans nos locaux. La soirée n’en fut pas moins joviale! Une fois nos poissons choyés, nous avons allégrement attaqué les festivités largement arrosées de ‘Clairette-de-Die’, grâce à François P. qui fêtait ses 44 ans. Il nous régalât aussi d’une profusion de petits chocolats qui firent notre joie dans les semaines suivantes. Merci François et encore BON ANNIVERSAIRE ! TERRARIOPHILIE Les reptiles Lors de sa conférence sur les reptiles de début juin, Jean-Claude nous a mentionné des différents groupes de reptiles vivant en Suisse et nous a rappelé que les lézards et les tortues sont aussi des reptiles. Puis il nous a principalement parlé des serpents: des groupes déterminés par la position de des crochets à venin, des espèces non venimeuses et de bien d’autres aspects de ces animaux mal connus. Je ne citerai ici qu’un bref extrait du fascicule, façonné par ses soins, qu’il a remis à chacun des participants et que vous pouvez consulter sur notre site Internet. « Mythes et légendes » - Les serpents n’hypnotisent pas leur proie: la fixité de leur regard est due à l’absence de paupière.
- Ils ne tètent pas les vaches: la conformation de leur bouche le leur interdit.
- Ils ne sont pas gluants: leur peau est sèche et propre.
- Leur langue n’est pas un dard, elle ne pique pas: elle est un organe sensoriel important.
- Il ne poursuit jamais l’homme: un serpent ne mord que si on l’empêche de fuir.
Tortues terrestres européennes Septembre, le mois des naissances: Dans nos régions, excepté pour de chanceux propriétaires de terrains particulièrement bien exposés et jouissant d’un micro-climat favorable, il est indispensable de prélever les pontes des tortues pour avoir de la reproduction. Récoltés au mois de juin, les œufs mis de suite en couveuses vont éclore au mois de septembre. C’est un moment émouvant et merveilleux! Comme les oiseaux, les jeunes chéloniens ont une dent d’œuf qu’ils utilisent pour percer la coquille de leur prison. Les petites tortues n’ont pas besoin de manger les 2 à 3 premiers jours car elles possèdent un sac vitellin dont elles se nourrissent petit à petit. Rondes et relativement molles à la naissance, elles prennent en un jour leur forme définitive. Ces tortues miniatures sont de vrais bijoux! On peut les laisser un jour ou deux dans la couveuse, mais on les installera ensuite dans une caisse aménagée à leur attention. Elles ont besoin de paille ou d’herbe pour se cacher, de pierres plates sur lesquelles elle useront leurs griffes en marchant, d’une source de chaleur et de rayons UV pour la calcification de leur carapace. Leur nourriture sera variée et tendre avec une petite addition de pollen et de coquilles d’œuf broyées. Tout en gardant leur habitat bien sec il faudra aussi les vaporiser tous les jours. L’eau de pluie serait un plus! Elles ont également besoin d’être baignées régulièrement pour le permettre de s’hydrater. C’est d’autre part un moyen extrêmement pratique pour garder propre leur mini enclos. En effet, elles prennent généralement l’habitude de libérer leurs déjections lors des baignades. Si on veut éviter les pertes et s’assurer 100/100 de réussite, on ne les fera pas hiberner ler premier hiver. Ceci leur permettra de grandir plus vite et de mieux pouvoir se débrouiller dans un jardin (approprié) dès l’année suivante. Au printemps prochain le Professeur L. Cœlacanthus nous expliquera comment leur aménager un coin de jardin adéquat. Votre Chroniqueuse, Nanacara ANOMALA
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