EDITORIAL
Chers amis,
Pour égayer le mois de novembre, toujours un peu gris dans le bassin lémanique, nous avons le plaisir de vous offrir les quatre pages centrales du ‘‘Bulletin ATCGV’’ en couleur. N’est-ce pas magnifique?!...
Bonne lecture à tous, Votre rédactrice, Violette D. BINGGELI Prochain délai rédactionnel: 15 novembre 2006
LE MOT DU PRESIDENTBonjour à tous,
Comme chaque mois, nos activités nous réuniront les jeudis soirs pour réfléchir et décider lors de l’Assemblée Mensuelle, échanger nos expériences et nos idées autour de la Table Ronde, mais aussi pour déguster les délices d’un souper canadien ainsi que pour rêver et nous évader avec une conférence. Un beau programme! Alors... à l’un ou plusieurs de ces jeudis!
Amicalement, Roger WIRZ
PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINEEUn nouveau groupe s’est formé pour s’occuper du bac Papouasie-Nouvelle-Guinée. Un des premiers travaux a consisté à combattre les cyanobactéries:
Nous avons donc effectué de grands changements d’eau puis supprimé les bio-balles du premier compartiment de filtration, pour éviter que ces dernières ne retiennent les phosphates. Nous avons ensuite remplacé l’éclairage existant, composer de 4 lampes HQI de 150 w par une rampe de 4 tubes T5 de 80 w chacun..
Pour éviter une prolifération d’algues nous devions planter beaucoup de plantes. En attendant de recevoir les plantes originaires de cette région, nous avons planté d’autres variétés.
Sauf sur une surface d’environ 50 cm2 les ‘‘cyanos’’ ont disparues, malheureusement au profit des algues filamenteuses. Nous allons essayer de les combattre en diminuant l’éclairage. Si vous avez des idées pour supprimer les ‘‘filamenteuses’’ n’hésitez pas à nous communiquer vos expériences. Merci d’avance! A suivre…
UN REVEMelanotaenia et Grossolepis sont originaires de Papouasie-Nouvelle-Guinée et du nord-ouest de l’Australie. On les appelle aussi ‘‘poissons arc-en-ciel’’. Avec leurs couleurs vives à la répartition des plus inhabituelles et leurs formes étrangement asymétriques ou fuselées ils offrent une vision somptueuse des fonds aquatiques de ces régions. Dans un grand aquarium planté de Valisnerias gigantea et d’autres plantes indigènes, ces joyaux vivants illumineront votre intérieur d’un exotisme sans pareil. Tentez l’expérience! 


ARRIVAGE DE PLANTESCe jeudi-là, Jacqueline Wirz, Frédéric Hesse, Jacques Fédorowski et Yannick Willener attendaient de pied ferme le carton de plantes commandé quelques jours plus tôt. Ils n’étaient pas les seuls! Nous étions tous impatients de découvrir les spécialités annoncées. En voici quelques unes:  | Blyxa Aubertii et Blyxa Japonica aux longues feuilles souples qui offrent au regard une prairie ondoyante |
 | Cryptocoryne Ciliata dont voici les feuilles émergées et un gros plan de la fleur. | 
|
 | Utricularia Graminifolia est une plante carnivore dont les petites feuilles recouvrent le sol comme une mousse. Ses outres d’alimentation se situent sur les stolons et les racines. Couleur de nacre, ses fleurs sont fines et délicates.
|
 | Zosterella Dubia monte élégamment jusqu’à la surface où s’épanouissent ses fleurs sur des hampes flottantes. Elle peut atteindre 1 mètre. | |
 | Ludwigia Helminthorrhiza est très intéressante avec ses petits flotteurs allongés et ses fleurs en forme de rosaces.
| |
 | Phyllanthus Fluitans est l’idéal pour les alevins qui trouvent refuge et nourriture entre ses racine | |
 | |  | Tonina Fluviatilis, Tonina Sp. Belem, Tonina sp. Manaus sont de magnifiques plantes d’arrière plan du fait de leur grande taille. Ici, vues de dessus.
|
| Hemianthus Micranthemoides dont les petites feuilles rondes apportent un charme indéniable à nos aquariums. |
 | Eriochaullon Setaceum Vision plongeante sur une autre grande plante aimant la lumière. |
 | Eleocharis Parvula n’a besoin que de peu de lumière. Il ressemble à un jonc miniature. Planté en touffes éparses ou en rang serrés, il est des plus appréciable pour les premiers plans.
|
| Cryptocoryne Becketii est tout aussi agréable que ses consœu |
Merci à la société Floraquatic pour les photos. PORTRAITDEUX NOUVEAUX MEMBRESFélicie FOUCAULTC’est notre fleur des îles! Etudiante en psychologie, toujours souriante et de bonne humeur, elle est passionnée par les animaux et la nature. Pendant ses vacances, elle visite volontiers les fonds sous-marins des îles de ses ancêtres, Trinidad et Tobago.
Elle a toujours élevé de petits animaux; des insectes, aquatiques ou non, des rongeurs comme ‘Ratapla’, son rat gris qui nous a déjà rendu visite et bien sûr les poissons. Elle connaît aussi très bien les plantes et dispose d’un petit étang chez ces parents.
Enthousiaste, elle scrute la végétation de ses aquariums à la recherche des alevins qu’elle récupère un à un pour pouvoir les surveiller de près et les faire grandir chez elle, dans les meilleures conditions. Bien des fois, nous devons la tirer hors de ses bacs pour pouvoir fermer le local!
Yves PULFERSelon sa formule imagée, Yves faisait de ‘‘l'aquariophilie de touriste’’. Et puis il rencontra l’un des membres du ‘‘Lignon’s Club’’ et s’adonna consciencieusement et avec succès à la maintenance des Scalaires et des Discus.
L’hiver dernier, il déménage un bac d'eau de mer pour rendre service à des amis et se prend au jeu.
Il délaisse alors l'eau douce pour l’eau de mer! Toujours consciencieux, il demande des conseils à notre ami Alex GLOUCHKOFF, qui peu amateur ‘‘de saumure’’, comme il aime à railler, le parraine pour son admission à l’ATCGV.
Yves a aussi deux étangs avec des carpes miroir que les hérons viennent pêcher et dans lesquels des Voiles de chine se reproduisent et passent l'hiver. Le chat en prélève aussi volontiers pour s’en régaler.
Votre Secrétaire, Violette D. BINGGELI
VOYAGE ARCATDEPARTNotre départ fut salué par un porte bonheur; un vol de huit cygnes! Nous étions vingt, venus des quatre coins de Suisse romande. En fin de chaque matinée, à une cinquantaine de kilomètres de notre point de chute journalier nous partagions un petit apéritif bien sympathique. Ainsi, nous avons dégusté un cake aux olives et champignons fait tout spécialement à notre intention par Nicole CACHIN et accompagné de vin rouge ou blanc, selon le cas, aimablement offert par Doris SCHÜPBACH, Stéphanie URECH et Sylvain URSENBACHER.
MUSEUM-AQUARIUM DE NANCYwww.man.uhp-nancy.fr
Le Professeur André FLORION nous attendait pour nous parler des poissons électriques. Ces derniers sont des chasseurs nocturnes qui utilisent leurs décharges électriques comme un sonar pour détecter les formes dans leur environnement et tuer leurs proies.
Avec un voltage qui monte jusqu'à 700, les Gymnotes electrophorus electricus peuvent foudroyer un homme. Une autre de leurs particularités est qu'ils doivent prendre de l'air en surface pour s'oxygéner. Les Amérindiens d'Amérique du sud pensaient que les Apteronotus étaient la réincarnation de leurs ancêtres. Les Gymnarques font un nid flottant avec des graminées épineuses, les ''Bourgous''. Les Gnathonemus ont un langage. Electrique bien sûr! Ils communiquent en effet par les modulations de l'intensité des ondes électriques qu'ils émettent. Par exemple, ils envoient des ondes puissantes et rapides pour signaler à leurs coéquipiers la présence d'un prédateur et donner un signal de fuite. Ils sont malins et peuvent même être menteurs! Il a été observé qu'un spécimen qui veut avoir la paix dans sa cachette peut émettre le même type d'ondes que citées précédemment afin de tromper l'importun vadrouillant dans les parages ou désirant partager son refuge.
Cependant, tous ont en commun de véritables dons d'escrimeurs, leurs fleurets n'étant autres que leurs ondes électriques. C'est la guerre des ondes! Par brouillage et déformation des champs électriques ils perturbent leurs adversaires et ont d'autre part l'extraordinaire faculté de se préserver du dérangement.
Des études faites à l'Aquarium de Nancy démontrent que le rythme des impulsions électriques de ces poissons correspondait parfaitement au rythme d'une horloge électronique à quartz. Ce phénomène est illustré de manière fort sympathique: deux électrodes ont été placées dans l'aquarium d'un …… (une à chaque extrémité) et reliées à une horloge à quartz placée en dessus de l'aquarium. Sur cette dernière, on peut ainsi voir le défilement des secondes sous forme d'une lumière verte et le rythme des pulsations électriques du poisson sous forme d’une lumière rouge.
Il a aussi été démontré, et on le comprend aisément, que la pollution de l'eau atténuait l'intensité des ondes électriques. Une machine, le 'Gymnotox', a alors été inventée afin d'utiliser les services des poissons électriques pour tester le degré de pollution de l'eau. La Ville de Nancy l'utilise depuis de nombreuses années avec satisfaction.
Il est aussi important de signaler que le sel pour eau de mer que l'on trouve dans le commerce a été mis au point à l'Aquarium de Nancy.
BRUXELLESLe point fort du second jour, fut notre halte de midi à Bruxelles. En petits groupes, nous sommes éparpillés dans les petites rues du centre ville pour déjeuner et faire les boutiques. Avant de partir, certains s'attardaient encore sur la Grand-Place, à la terrasse de la Chaloupe d'Or, la table chargée de paquets; chocolats, pains d'épices, broderies, t-shirt et autre.
DUISBURG - DÜSSELDORFCe troisième jour était une apothéose. Nous avons visité l'exposition superbe et grandiose puis sommes allés dans le magasin Zoo Zajac www.zajac.de, organisateur de l'exposition. Il est tout aussi fantastique! Si vous passez dans ses parages, ne le manquez pas. Il vaut le détour.
L'après midi, nous avons visité l'aquarium de Düsseldorf. Il est très didactique et a la particularité de montrer des insectes et autres petites vies aquatiques. A chacun de ses deux étages, un immense bac en forme de demi-cercle nous a émerveillé.
ALSACELe dimanche à midi nous déjeunons à Kaysersberg, ville natale du Dr Schweitzer, et vite encore avant de partir, nous allons déguster des vins et acheter quelques bouteilles chez Bernard HAAS & FILS, propriétaire viticulteur des plus accueillants.
EPILOGUECe voyage était une fois de plus une réussite. Un grand merci aux organisateurs, au chauffeur et aux participants!
Grâce à Jean-Claude GLUCK des photos seront bientôt disponibles sur le site de l’ARCAT.
Votre chroniqueuse, Nanacara ANOMALA
|