LE MOT DU PRESIDENT Chers amis,
Les membres du comité se joignent à moi pour vous souhaiter d’excellentes fêtes de fin d’année et espèrent que vous les passerez entourés d’êtres chers et d’amis sincères. Que vous soyez en famille ou entre amis, en vacances sous le soleil ou au ski dans un chalet de montagne, profitez pleinement des derniers jours de l’année 2003 et revenez-nous passionnés d’aquariophilie ou de terrariophilie !
JOYEUX NOEL A TOUS !
Votre Président, Jacques BINGGELI
EDITORIALTristesse.Un aquariophile français de grande renommée nous a quitté.
Rentré le 7 novembre de son dernier voyage à Madagascar, Jean-Claude NOURISSAT a juste eu le temps de déballer les poissons qu’il avait rapportés avant d’être transporté d’urgence à l’hôpital de Marseille. Atteint d’une très grave malaria, il s’est éteint quelques jours plus tard. La lecture des messages laissés sur le ‘Web’ est très émouvante. Son empreinte restera toujours dans nos cœurs et dans le monde de l’aquariophilie.
Votre rédactrice, Violette DISERENS B.
ACTIVITÉS DU MOIS ECOULESORTIE ARCATLa visite de l’orchidarium fut un vrai bonheur ! La salle de présentation nous subjugua par une débauche de formes et de couleurs baignée d’humidité tropicale. Les orchidées mêlaient leurs corolles éclatantes et leurs odeurs subtiles ou entêtantes à la luxuriance verdoyante du dépaysement exotique. Comment résister ? Nombres d’entre nous repartirent avec un trésor floral douillettement emballé pour le protéger du froid !
Après la réunion dont le compte rendu sera affiché au club dès sa réception et le délicieux repas pris à Nyon, nous avons visité l’exposition ‘Les envahisseurs’ au Musée du Léman. Cette exposition est passionnante. Elle nous montre les plantes et les animaux introduits volontairement ou non dans des régions où ils deviennent dominant au détriment de leurs homologues locaux.
Le Musée donne d’autre part une très bonne vision du lac, de ses habitants et des bateaux d’ici et d’ailleurs.
MATÉRIELDepuis quelques années le dynamisme et la rentabilité de notre magasin ont fait place au calme le plus plat.
Nous nous sommes interrogés et en avons trouvé les raisons:
- Les magasins d’aquariophilie sont actuellement beaucoup plus nombreux.
- Il y a plus de moyens financiers personnels pour les loisirs.
- Nous désirons tout obtenir dans les plus brefs délais.
- Il y a une réduction des stocks dans le commerce en général et l’institution de camions de stocks itinérants.
Que pouvions-nous faire ?Plus aquariophiles que commerçants, nous n’avons pas trouvé de solution et nous sommes consacrés à notre passion. Au fil des soirées, nos conversations ont de plus en plus porté sur les poissons, les plantes, la technique et autres préoccupations aquariophiles. En discutant et agissant ensemble nous avons fait plus ample connaissance, multiplié et renforcé nos amitiés. Tout naturellement, nous avons donc, au coup par coup, battu la campagne autour de nous pour faire des commandes groupées et trouver les fournisseurs nous offrant les meilleurs conditions du point de vue qualité/prix. A l’image du nouveau commerce, nous n’avons plus de stock mais travaillons à la demande afin d’obtenir une marchandise de qualité à des prix intéressants pour chacun, le club compris.
Nous avons testé et ça marche ! Depuis quelques mois, néons, poissons, plantes, sel et matériel technique ont été acquis de cette manière et tout le monde y a trouvé son compte. Ce sera donc notre nouvelle formule de magasin. Quoique vous désiriez obtenir en rapport avec l’aquariophilie ou la terrariophilie, prenez contact avec le responsable du matériel, notre président ou notre vice président, ou mieux encore, passez au local pour en parler de vive voix ! Une discussion entre aquariophiles ou terrariophiles affinera votre choix et nous permettra de chercher ensemble où et comment nous procurer la marchandise demandée au meilleur prix.
Votre Narratrice, Nanacara ANOMALA
‘LES COUSINS DE NEMO’Notre mini-exposition aux cinémas ‘Pathé Balexert’.Voilà elle est terminée ! Dès le dimanche 23 au soir, trois Betta splendens regagnèrent leurs appartements chez Violette D.B. et cinq Brachygobius dorae partirent chez Jacqueline et Roger W.. Le lendemain Jacques B, Violette D.B. et Jean-Jacques N. se sont retrouvés dès 14h pour le démontage. Alex G. et Marcel B. ont repris, qui des poissons, qui des aquariums. Jacques ramena les poissons restants au club et les bacs furent vidés en un tour de main. Le matériel fut groupé, scotché, emballé et dès la fin de l’après-midi les renforts arrivèrent. Jacqueline et Roger avec une grande voiture vidée tout exprès, Patrick J., Yannick W. et Jean-Claude G. étaient là aussi. Une belle équipe !
Nous avions réalisé dix biotopes totalement différents. Cinq sortes de Trichogasters évoluaient sur fond de roches plates et de sable rose sombre, presque rouge. Des Ludwidgia aux petites feuilles vertes et rouges encadraient les dalles et les plantes de surface laissaient couler leurs longues racines poilues jusque sur le sol.
- Des Xiphophorus helleri xipho porte épée et Xiphophorus maculatus platy oranges et jaunes partageaient un bac dont le décor constitué de blocs de lave noire et rougeâtre sur fond de sable volcanique également noir avait un superbe effet de profondeur. Cet effet a été obtenu par un bloc de lave posé à l’extérieur du bac et un ‘aquadécor’ en papier tendu en deçà de la roche. Le vert lumineux de trois aloès aquatiques donnait la touche finale.
- Un banc d’
Phenacogrammus interruptus tétras bleus du Congo nageait dans le courant d’un aquarium d’un mètre de long. L’aménagement du bac était sobre avec du sable et quelques roches de granit blanc moucheté de noir. Une branche le traversait en diagonale et des jacinthes couvraient la surface de l’eau.
- A côté d’eux, nous avons tenté de garder, sans succès, de jeunes Aphyosemion australe. Seule la femelle adulte a survécu.
- Des Paracheirodons axelrodi les ont remplacés dans un biotope de sphagnum . La couleur ambrée de l’eau tourbeuse mettait admirablement en valeur la luminosité fluorescente de leur robe bleue et rouge.
- Deux bacs de 60 litres avaient une séparation médiane en verre. Le but en était la mise en valeur des splendides parures 4 betta splendens. Les bacs au sol de sable volcanique noir n’étaient remplis qu’aux deux tiers pour favoriser des plantes flottantes; des eichhornia, des azollas, des pistias, des salvinia et des limnobium. Dans l’un d’eux, les couleurs irisées rouge grenat ou vert bleuté des poissons ressortaient sur des pierres anthracites veinées de blanc. Dans l’autre, leur robe bleue claire ou presque noire contrastaient avec des roches rouges sombres, elles aussi veinées de blanc.
- L’attraction supplémentaire de ces deux bacs était des Acanthophthalmus mysersi kuhli en pyjamas de bagnard.
- Le septième biotope élaboré par Violette D.B. était destiné à des tétraodons fluviatilis. Le bac représentait une zone peu profonde d’eau claire saumâtre sur un lit de sable blanc. Des vallisnéria simulaient à merveille un champ de posidonies. Après un drame dû à un problème électrique, l’eau fut changée et les tétraodons furent remplacés par des Cichlasoma cyanoguttatum cichlidé perlé prêtés par Alex GLOUCHKOFF.
- Jacques B. s’était fait plaisir en montant le bac des Brachygobius dorae. Il leur avait choisi un environnement minéral d’ardoise noire et rouille avec des feuilles mortes et quelques herbettes au vert franc sur un fond de sable de Loire. Une petite merveille !
- Frédéric H. a présenté des Hemigrammus erythrozonus tétra lumineux, des Hemigrammus bleheri tétra à nez rouge et des Hyphessobrycon pulchripinnis tétra citron dans un décor subtil. Une magnifique roche centrale, brun-rouille, était entourée d’un dégradé de six plantes différentes et un nuage de riccia ombrageait une eau très douce, légèrement ambrée.
- Les
Astyanax fasciatus mexicanus étaient aussi de la fête ! Ils étaient toujours dans le bac construit pour eux il y a une trentaine d’années, à l’occasion d’une autre exposition. Une surprise les attendait à leur retour au club. Une magnifique et somptueuse nouvelle demeure !
En parlant de surprise…Après le démantèlement de l’exposition Jean-Claude G. et Patrick J. nous attendaient au club avec viande séchée, jambon cru et fondue ! Ils nous en avait parlé, mais les voir ainsi affairés, Jean-Claude au tonneau et Patrick au fourneau, était particulièrement réconfortant. Merci messieurs pour cette agape revigorante ! La soirée fut chaleureuse et conviviale. Nous sommes rentrés tard, fatigués mais heureux !
ESCARGOTS ET COQUILLAGES
Nos bacs ne contiennent pas que des poissons !
Notre collection de gastéropodes d’eau douce et d’eau de mer confondues devient particulièrement intéressante. Nous avons aussi des coquillages d’eau douce.
Eau douceAmpullariidés AmpullairesCes escargots pouvant mesurer jusqu’à 10 cm de diamètre se trouvent dans tout le monde tropical et équatorial. Ce sont de magnifiques escargots operculés dont la couleur va du jaune au brun en passant par les rouges et les oranges selon les variétés. Ceux que nous possédons sont plutôt bruns. Ils ont été ramenés d’Assam, en Inde, par notre président et sa compagne. Ces gastéropodes sont sexués et pondent des grappes d’œufs roses, vertes ou jaunes ‘fluo’, selon les espèces, au-dessus de la surface de l’eau. Lorsque les œufs éclosent, les minuscules ampullaires nouveaux-nés tombent directement dans l’eau ! Les ampullaires ne sont pas les bienvenus dans les bacs plantés car ils polluent beaucoup et détruisent les plantes. Il leur arrive aussi de manger d’autres escargots, comme par exemple les limnées. Nous en gardons néanmoins une petite population car leurs coquilles d’adultes servent de cachettes, de pondoirs et de nurseries aux poissons conchylicoles du lac Tanganyika dans un des bacs de Patrick J. Attention, ils s’échappent ! Il faut, en effet, bien couvrir l’aquarium car ils ont un système respiratoire qui leur permet de respirer aussi hors de l’eau. Une autre de leurs particularités est ‘l’hibernation’. Il leur arrive de tomber en léthargie. L’opercule bien fermé, ils s’ensablent partiellement et restent ainsi pendant quelques jours ou quelques semaines. Ne les dérangez pas mais soyez attentifs car à leur réveil ils sont affamés et mangent tout ce qu’ils trouvent !
La sous-espèce Panacea bridgesi que l’on voit couramment dans le commerce et qui possède une coquille jaune dorée mange peu les plantes vivantes et solides. Ces escargots sont plutôt des éboueurs. Si on leur donne suffisamment de légumes tendres, on pourra les laisser dans l’aquarium. L’important est d’en tenir compte pour le calcul du taux de population car ils sont de grands pollueurs.
Dans une eau à faible dureté, certains aquariophiles immergent un os de sèche pendant environ 1 heure, une à deux fois par semaine, afin que les escargots puissent se fournir en calcium s’ils en ressentent le besoin.
Neritina natalensis NéritineIls sont d’un joli brun rayé de noir, ronds comme les ampullaires mais restent de taille plus modeste et ne dépasse pas les 2 cm. Ils ont une respiration branchiale et se nourrissent d’algues vertes incrustantes. Se sont des gastéropodes sexués mais bien qu’ils s’accouplent et pondent en aquarium, aucune éclosion n’est actuellement connue.
Vivipara vivipara PaludineSpiralée en courte tour trapue, la coquille de ces gastéropodes peut atteindre plus de 5 cm. Ils restent généralement au sol pour se nourrir sur le substrat. Ils sont vivipares, operculés et sexués. On les trouve aussi dans nos lacs et nos rivières.
Septaria porcellana ou Cellana toreuma ou Neritia CrepidulariaC’est notre fameux escargot d’eau douce qui ne possède pas de coquille spiralée mais se balade sous un charmant chapeau chinois ! On en trouve aux Philippines et dans certaines îles d’Indonésie et du Japon. Ces mollusques sont d’extraordinaires mangeurs d’algues ! Après leur passage, les surfaces des roches ou des vitres sont comme neuves ! Pas une sorte d’algue ne résiste à leur bouche minuscule. Bien qu’ils soient de prolifiques pondeurs, aucune reproduction concluante n’est connue à ce jour. Comme vous avez vu, j’ai trouvé 3 noms différents pour cet escargot. Ce n’est pas très clair. On ne sait pas non plus grand-chose de sa vie. Si vous avez de la documentation à leur sujet, n’hésitez pas à nous en parler. Peut-être lors d’une ‘Table ronde’ ?
les Melanoïdés malaisLeur aire de répartition est extrêmement vaste. Ils ont une longue coquille pointue et spiralée comme de ‘minis cornets à la crème’. Ils ont une respiration branchiale et possèdent un opercule. Il en existe des espèces de tailles et de couleurs différentes allant du gris clair au noir. Ce sont des noctambules qui passent leurs journées enfouis dans la couche de sable, arpentant les vitres et les moindres recoins de l’aquarium durant la nuit. Ils possèdent un opercule et sont ovovivipares. Ils sont très utiles car ils mangent les déchets organiques et les végétaux en décomposition. Ils labourent et aèrent le sable. Ils préviennent ainsi l’apparition d’algues bleues et permettent aux bactéries aérobies de se multiplier dans le sol. Il ne faut pourtant pas en surcharger les bacs car, comme les poissons, ils absorbent eux aussi de l’oxygène. Les petits mélanoïdes que nous possédons ne nous posent aucun problème. S’ils deviennent trop nombreux, on les piége avec une feuille de salade ou on les ôte à la main lors de leurs sorties nocturnes. Les grands, ramenés d’Assam par nos amis bourlingueurs, se sont reproduits facilement. Mais ils ne se sont pas arrêtés là ! Ils ont aussi ravagé les plantes de fond - des Echinodorus tenelus- dans le bac des trichogasters où Jacques B. les avait mis. Pour palier à cet inconvénient, il les a nourris avec des épinards et de la laitue.
Limnaea stagnalis limnésIls viennent de l’extérieur et sont destinés aux tétraodons qui en sont friands. Ils n'ont pas d’opercule, pondent sur les plantes et mangent les œufs des planorbes et des poissons. Ils peuvent aussi se nourrir de très petits alevins, surtout si ces derniers ne sont pas en grande forme. Ils sont de plus vecteurs de parasites. Mieux vaut ne pas les héberger !
Physa acuta PhysesRondelets et pointus ces petits escargots pulmonés sont hermaphrodites et vivipares. Ils ne se nourrissent que de plantes malingres ou en décomposition sans toucher aux algues. Ils sont très prolifiques. Nous en avons une bonne population dans le bac des scalaires qui est de ce fait un de nos garde-manger pour la nourriture des tétraodons !
Planorbidés planorbesLeur coquille est une spirale discoïdale. Selon les variétés, ils sont bruns, oranges, gris ou noirs. Les planorbes sont ovipares, ils possèdent des poumons mais pas d’opercule. Ils se nourrissent de déchets végétaux et organiques ainsi que d’algues vertes au sol, sur les plantes et sur les vitres. Nous en avons 3 variétés différentes : de très petits de la taille des lentilles, d'autres très fins de la taille d’une pièce de 10 cts et une dernière espèce de la taille d’une pièce de 5 CHF. Ces derniers vivent dans les étangs d’un jardin carougeois. Nous les utilisons surtout pour nourrir les tétraodons.
Anodonta cygnaea anodonte des cygnesCes bivalves sont originaires de nos lacs européens. Comme leur mode de nourrissage consiste à filtrer l’eau, nous en avons introduits dans quelques bacs. Nous avons ainsi un moyen de filtration naturel bien sympathique.
Eau de merMonodonta turbinataOriginaire de la Méditerranée, ils sont facilement identifiables grâce aux dessins de leur coquille blanc jaunâtre. Des taches rectangulaires violet sombre à noir s’alignent sur la spirale et l’intérieur de l’ouverture est blanche. Ils mesurent de 2 à 3 cm et sont de bons brouteurs d’algues. Nous sommes prudents car ils s’échappent parfois de l’aquarium.
Astrea tectumIls ont déjà été présentés dans l’article sur notre mini-récifal au mois de novembre dernier. Ils sont nocturnes, se reproduisent en captivité et peuvent atteindre 4 à 5 cm. Ils se déplacent plus particulièrement sur les vitres, ce qui en fait un bon complément aux Monodonta turbinata qui eux préfèrent les rochers.
Calcinus elegans Bernard l’hermite à pattes bleuesCe sont des squatteurs de 1er ordre. Nous devons être attentifs et veiller à leur procurer des coquilles de rechange au fur et à mesure de leur croissance. Ils se régalent d'algues de nos bacs récifaux.
ConclusionLe comportement des gastéropodes de nos bacs est loin d’être dénué d’intérêt. Prenez une loupe et vous serez surpris ! Leur mode de vie diffère d’une famille à l’autre. Ils ne sont en rien une plaie pour les aquariophiles mais bien les précieux indicateurs de l’équilibre écologique des minis-biotopes reconstitués que sont nos bacs.
Prenons note des indications qu’ils nous donnent:
- s’ils prolifèrent, c’est qu’ils trouvent de la nourriture en abondance,
- si les noctambules se baladent de jour, c’est que le sol est pollué,
- s’ils migrent tous en surface, c’est qu’ils manquent d’oxygène,
- si leur population disparaît brutalement, c’est signe de brutal déséquilibre dans le bac.
Il ne tient alors qu’à nous de rectifier les paramètres de nos aquariums afin qu’ils retrouvent leur vitesse de croisière !
Votre Narratrice, Nanacara ANOMALA
QUELQUES DATES A RETENIR
29 et 30 novembre 2003: Si vous recevez le journal à temps! Le Club de Vulbens de L’MJC du Vuache organise une exposition-vente de Cichlidés africains des lacs Malawi et Tanganyika, au rayon animalerie de BOTANIC à GAILLARD.
07 décembre:Bourse aux reptiles, amphibiens, insectes etc… organisée à Adliswil près de Zurich, par ‘R-A-B’. Pour plus d’informations : ‘R-A-B’, H. Gürber, Feldblumenstr. 111. 8134 ADLISWIL, Tel 078-640.12.29, 01-718.18.78
24 janvier 2004:l’ACL organise sa 15ème bourse aux poissons à l'aula des Cèdres, Avenue de Cour 33, LAUSANNE de 10 à 14h. Entrée libre. Si vous désirez vendre votre production de plantes ou de poissons, contactez Stéphanie URECH tel: 021-802.45.90 e-mail
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Votre informateur, Jean LAFARFOUILLE
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