LE MOT DU PRESIDENT Bonjour à tous, C’est avec plaisir que je vois les membres s’activer chaque jour d’ouverture du club, qui coupe des plantes, qui fait des changements d’eau, qui brosse des pierres, qui modifie un décor, qui change des néons, bref, une vraie fourmilière... Et, attention! Ne restez pas sur le passage du groupe technique, ses soldats attaquent les problèmes à bras le corps! Sitôt abordé, le problème du système de ventilation du local de réunion défaillant est traité. Le système est démonté, analysé, un crédit est accordé et il est remplacé par un neuf en un tour de main. La peinture du local technique s’écaille? Qu’à cela ne tienne, peinture et fongicide sont achetés et les rouleaux empoignés. Autre chose? Ah oui! Le système d’alimentation en eau des bacs est réétudié. Les soldats-fourmis du groupe technique se mettront au travail dès que la peinture des murs sera sèche. C’est un vrai régal d’être président! N’oubliez pas la conférence de Pierre-Alain LERESCHE, le 28 avril. JE COMPTE SUR VOUS! Amicalement, Roger WIRZ EDITORIAL Chers amis, Pour finir en beauté cette 50ème année de l’ATCGV, trois de nos plus anciens membres ont mis leurs talents en commun et se sont joints à notre chroniqueuse pour vous retracer l’histoire de notre club. Ce survol de la vie de l’ATCGV vous privera de certaines rubriques habituelles, mais n’ayez crainte, vous les retrouverez dès le mois de mai! Néanmoins n’oubliez pas les dates suivantes: - 30 avril - Assemblée des délégués de l’ARCAT - Pierre-Alain LERESCHE nous fera visiter le centre de récupération des tortues de Chavornay.
- 30 avril - Date limite pour la remise des photos argentiques et diapositives concernant le concours photo de l’ARCAT 2005.
- 21 mai - Date limite pour la remise des photographies numériques concernant le concours précité.
Votre rédactrice, Violette DISERENS BINGGELI FEUILLETON ‘AQUA RÉALITÉ’ EN DIRECT DU BAC AMAZONE Les nouveaux locataires sont arrivés! Serge, Andres et moi même sommes allés à Onex chez un particulier et nous lui avons acheté un Symphysodon discus cobalt adulte d’environ 12 cm, ainsi que, devinez quoi, 30 de ses rejetons, cobalts également. Leurs tailles varient entre celle d’une pièce de 1.-- frs. et celle d’une pièce de 5.-- frs. Andres en a choisi 5 pour les mettre dans un des aquariums qu’il a monté dans l’école où il travaille et nous avons décidé de garder les 12 plus petits pour la maison. Ainsi, les 18 restants se sont retrouvés au club avec les deux discus adultes, le malboro et le cobalt. Acclimatation Une question s’impose tout naturellement. Comment le Symphysodon discus malboro va-t-il réagir lors de l’introduction de congénères dans ‘son’ bac, alors qu’il faisait déjà la loi dans l’aquarium de Paulette et qu’il a régné en maître, seul de son espèce, dans notre bac Amazone pendant plusieurs semaines? L’acclimatation des nouveaux arrivants a été progressive. Elle s’est bien déroulée. J’avais une petite appréhension quant à la réaction du malboro, surtout face au grand cobalt. En fin de compte tout ce petit monde se tolère très bien. Je pense que notre petite portion d’Amazone est assez grande et particulièrement bien aménagée. Ils ont de nombreuses cachettes où se réfugier en cas de nécessité. Pour le moment, il n’y a aucun signe d’agressivité. C’est génial! Nourriture Il est vrai que les Symphysodon sont tout de même des poissons assez délicats. Ils demandent certainement plus d’attention que d’autres du point de vue de leur alimentation, d’autant plus s’il y a beaucoup d’alevins. Serge a donc installé un distributeur de nourriture afin que les jeunes aient à manger tous les jours. Celui-ci est réglé pour donner trois fois par jour des paillettes ou des granulés. Nous avons de la chance car ils ont été habitués depuis tout petit à manger une nourriture variée. Ceci nous facilite grandement la vie! De plus, lorsque nous venons au club les lundis et les jeudis, nous leur donnons un choix d’aliments congelés. Cela peut être des larves de chironomes plumeux - appelées aussi moustiques rouges -, des artémias, du cœur de bœuf ou de dinde et des épinards. Nous sommes ravis car les petits, moins timides que les adultes, viennent pratiquement manger dans la main. C’est très joli à voir! L’avenir Pour le moment les alevins sont encore principalement gris, rayés de bandes verticales noires où apparaissent, seulement sur la dorsale, l’apparition de reflets turquoise. Nous leur souhaitons de vivre en harmonie et de prospérer afin que nous puissions admirer leurs magnifiques couleurs d’adultes. Votre Narratrice; Nathalie THIERRIN HISTORIQUE DE NOTRE CLUB Comme toute citadelle ayant traversé les âges, les archives de l’ATCGV ont subi des dommages. Le survol de la vie du club que nous proposent Roger BELLI, dernier des membres fondateurs encore au club, Jean-Claude GLUCK, notre mémoire vivante, Roger LAYDEVANT en tant que rédacteur des souvenirs et Nanacara ANOMALA n’est donc pas exhaustif. Sa fondation En 1953, Roger BELLI et ses camarades, messieurs Kohler, Nullmeier, Glé, Casper et Weber ont visité l’exposition d’aquariophilie organisée par l’Aquarium Club de Genève. Captivés par le sujet, ils se sont inscrits dans ce club et y ont passé quelques mois. C’était fantastique, le club recevait les poissons et les plantes directement d’Allemagne dans des bombonnes de verre minutieusement isolées des chaos et du froid, de vrais trésors ! Mais c’était aussi terriblement frustrant pour ces jeunes gens car, n’ayant pas encore fait leurs preuves pour être réellement pris en considération, ils étaient toujours les derniers servis. Ils décidèrent donc de créer leur propre club et c’est ainsi que naquit, en 1954, l’Aquarium Terrarium Club de Genève. Notre club. Roger BELLI fut nommé Président fondateur, M. Glé secrétaire et M. Kohler trésorier. Sur une proposition de M. Glé, le club s’installa à la brasserie Sportive, rue de Carouge. Il fallait encore trouver les ressources nécessaires au montage de bacs et acheter des poissons et des plantes. Un catalogue VITAKRAFT commandé en Allemagne leur a permis de se monter en matériel, en nourriture et en poissons. De nouveaux membres ont rejoint le groupe dans cette période. La plupart d’entre eux possédaient un ou plusieurs bacs à domicile. Pour ceux qui n’en avaient pas encore, le patron de la brasserie installa un bel aquarium. Ses locaux Lorsque le patron de la Brasserie Sportive remit son commerce, ils durent partir car son successeur ne désirait plus héberger le club. Trouver un autre lieu de réunion adéquat s’est avéré être une véritable galère et ils ont erré pendant des années à travers Genève. - De ‘La Sportive’, ils ont migré dans l’arrière salle du café Vaudois, 9 rue de Carouge. Là le patron ne voulait entendre parler ni d’armoire ni d’aquarium. Ce n’était pas viable.
- Peu de temps après, ils ont atterri au café Magirus, situé à l’angle du boulevard St. Georges et de la rue des Savoises. Ici, comme précédemment, ils ont eu peu de place et toujours aucun aquarium! L’augmentation du nombre de membres les obligea à reprendre leurs pérégrinations.
- Dès octobre 1960, ils se sont arrêtés au café des Transports, 6 boulevard Georges-Favon. Le local mis à leur disposition était au sous-sol, il s’agissait d’un carnotzet qu’ils partageaient avec un club de pêche, le Fishing club. Ils avaient de la place pour une armoire et ils eurent enfin l’autorisation d’installer des aquariums. Ils ont monté un bac en eau de mer et un autre en eau douce. Les deux patrons étaient aimables. L’un d’eux a même sympathisé avec eux.
- Le carnotzet devenant trop petit, ils ont une fois de plus changé de quartier et posé leur baluchon au bar du Grand-Duc, sis à l’angle de la rue de Monthoux et de la rue Plantamour où le futur appartement de la fille de la patronne avait été provisoirement mis à leur disposition. Ils avaient assez de place pour réinstaller leur armoire et c’est là qu’ils ont préparé l’exposition qui eu lieu en 1969. Et puis la ‘menace filiale’ s’est concrétisée, trop tôt à leur goût et ils sont repartis.
- Leur armoire sous le bras, ils se sont retrouvés à l’Auberge de Châtelaine grâce à une excellente lettre de recommandation de la patronne du café du Grand Duc. Ce nouveau café était agréable et équipé d’un aquarium. Une ancienne salle de danse, très vaste, leur servait de local. Ils y ont installé une plus grande armoire. Ils étaient à l’aise et en bons termes avec notre hôte quand soudain, et pour une raison qui leur échappe encore à l’heure actuelle, il leur signifia leur congé en pleine séance, avec effet immédiat.
- Faute de mieux, en attendant de trouver un autre local, ils ont atterri à la Brasserie ARCOP 32 rue des Noirettes à Carouge où seul un réduit minuscule, à la cave, leur servait d’armoire! Ils n’avaient aucune pièce séparée et devaient tenir leurs séances et ventes dans la Brasserie au milieu des clients. Significative, l’anecdote suivante nous décida à changer de local: « Lors d’une vente aux enchères, un des clients du café leur acheta des cryptocorines, les mit dans sa salade et mangea le tout ! »
- Après de nombreuses recherches infructueuses pour trouver un nouveau local, ils commençaient à désespérer quand le hasard, qui fait parfois bien les choses, vint à leur secours ! En ce temps là, Roger BELLI faisait partie de la compagnie des sapeurs pompiers de Vernier avec Paul DORIER, concierge de l’école de Balexert. Dans la discussion, Paul, auquel Roger faisait part de son souci, quant à l'avenir du club, l’invita à visiter des pièces inutilisées dans l’un des sous-sols de la dite école. Roger eu le coup de foudre! C’était une occasion magnifique, les locaux étaient spacieux et leurs permettraient enfin d’être indépendants. Plus de vingt ans ont passé et le club y est encore!
L’un des avantages du club a toujours été la grande diversité des métiers pratiqués par ses membres; une aubaine pour la mise en valeur des locaux. Au cours des ans chacun apporta son talent. Menuisiers, plombiers, électriciens, bricoleurs et autres ont eu à cœur de rendre notre antre des plus conviviale et extrêmement confortable. Lors de son installation, la commune nous a demandé de bien vouloir mentionner son nom dans celui du club. Il est donc devenu l’Aquarium Terrarium Club Genève-Vernier ATCGV. Ses locaux Elles ont bien sûr suivi la motivation des membres et l’évolution du mode de vie genevois. Il y a eu des périodes folles où certains membres partaient en expédition jusqu’à Zurich ou en Allemagne pour acheter des poissons. On faisait beaucoup de ‘reproduction’ qui se vendait ensuite aux enchères. Ces dernières, ponctuées par le piétinement des sabots d’Alex sont mémorables! Au temps où les commerces étaient moins nombreux dans la région, le magasin pouvait se permettre un stock de marchandise très important et avait, lui aussi, une bonne renommée. De nos jours, il fonctionne tout à fait différemment et est entrain de prendre un nouvel essor. Selon les circonstances le nombre d’aquariums en fonction dans ses locaux à été très varié. Pour l’instant, il est à son apogée avec plus de trente bacs que ses membres espérent bien continuer à maintenir! Au cours des décennies, le club a reçu de nombreux conférenciers. On y a passé des films, visionné des diaporama et suivi des exposés de membres ou d’amis aquariophiles et terrariophiles. Plus ou moins régulièrement, un journal a relaté ses activités. L’un de ses membres a préparé et donné un cours d’initiation à l’aquariophilie pour les enfants. Des classes d’écoles et des visiteurs viennent voir ses aquariums. Il y eu jusqu’à 400 membres inscrits à l’ATCGV. Les réunions étaient animées et les assemblées houleuses. De véritables joutes politiques avaient lieu pour l’élection annuelle des comités. Il y a quelques années on assistait au phénomène contraire. Lors de certaines assemblées mensuelles, le comité se retrouvait seul en face de 2 à 3 membres! En ce moment, il compte une vingtaine de présences régulières. Ce qui n’est pas si mal! Les anciens se rappellent certainement encore les rallyes qu’ils organisaient à la belle époque! De nombreux membres ont toujours aimé faire des sorties. L'ATCGV est l'un des membres fondateurs de l’ARCAT. Certains de ses membres participent aux réunions de cette dernière qui ont lieu dans toute la Suisse Romande, ainsi qu’au voyage annuel de 3 à 4 jours. Les zoo, les parcs, les aquariums publiques et les musées de la région ont tous reçu leur visite à plusieurs reprises. Ils ont été enchantés par les excursions organisées dans des milieux spécifiques comme les tourbières, les étangs et autre site naturel. Ils ont assisté à de nombreuses bourses en Suisse et en France voisine. Et depuis quelques années, certains y prennent même part! Le chapitre des activités ne peut être clos sans parler des fondues, raclettes, repas canadiens et autres pique-niques qui réunissent toujours les membres avec un immense plaisir! Ses expositions Le club n’a manqué aucune occasion de participer à une exposition: - 1961: la ‘Migros’ a organisé ‘L’eau et la Vie’ dans l’ancien Palais des Exposition. Le Fishing club de Genève présentait la vie en eau douce avec des poissons de chez nous. Comme il partageait le carnotzet du café des Transports avec l'ATCG, il invita des membres à y participer. 6 exposants présentèrent des poissons exotiques. Ce fut la première exposition du club.
- 1969: pour sa seconde exposition, montée au Muséum d’Histoire Naturelle, 60 bacs, aquariums et terrariums confondus y étaient présentés.
- 1975: la troisième se déroula également au Muséum d’Histoire Naturelle et fut un grand succès! Elle dura un mois et demi, du 1er novembre au 14 décembre, et pas moins de 20’000 visiteurs admirèrent les 69 bacs, dont 67 aquariums d’eau douce, 2 d’eau de mer et 27 terrariums.
- 1984: toujours au Muséum, la quatrième exposition eu tout autant de succès que la précédente. Les 96 bacs installés attirèrent environ 20'000 personnes également.
- 2003: la petite dernière ‘Les cousins de Némo’ a été organisée au centre des salles de cinéma ‘Pathé Balexert’. Ce fut une fois encore une belle expérience pour l’équipe du club!
Arrivés au terme de ce survol de la vie de l’ATCGV, il faut relever que depuis Roger BELLI, de nombreux présidents se sont succédés. Chaque président, selon son caractère, a donné sa touche personnelle au club. Les uns après les autres l’ont porté chaque fois un peu plus loin. Ensemble, les membres unis dans l’efforts, l’ont façonné puis patiné un peu plus chaque année. C’est une grande réussite, MERCI À TOUS!
Bon anniversaire et longue vie à l’ATCGV Un membre honoraire, Roger LAYDEVANT Deux membres d'honneur, Roger BELLI & Jean-Claude GLUCK Votre narratrice, Nanacara ANOMALA TABLE RONDE Voici les trois points les plus importants dont nous avons parlé. Peut-on alterner l’utilisation d’un oxydator et un apport de Co2? Jacques B. nous parle de son expérience. Pour en savoir plus il a écrit à la maison ‘Dénerlé’ dont la réponse fut claire et étayée. En bref, ces deux méthodes ne sont pas compatibles. On peut néanmoins les utiliser ponctuellement et sporadiquement ensemble, dans des cas extrêmes comme les grosses chaleurs d’été par exemple. Que sont les algues vertes gluantes et comment les éviter ? Eric: Ce tapis d’algues est, en fait, une couche de cyanobactéries qui nous renvoie une image bleutée. Les ultraviolets les favorisent, trop de silicates et de phosphates, aussi. Pour y remédier et les éviter il faut faire beaucoup de changement d’eau, diminuer la dureté de cette dernière en l’acidifiant avec des tanins, comme par exemple l’acide humique, augmenter son brassage et diminuer ou supprimer l’arrivée d’air qui lui rajoute ses polluants, mettre des néons plus adaptés. Jacques: Il peut être intéressant de partir sur une base d’eau osmosée en rajoutant des sels spécifiques plutôt que d’utiliser une eau de conduite trop dure et chargée en éléments nocifs. Nos maîtres sont tous d’accord: Dans tous les cas, il faut agir en douceur et avec parcimonie. Il faut regarder le GH plutôt que le PH (PH découle du GH) Les secrets de la réussite Eric mentionne une fois encore la base de la réussite; l’essentiel des règles à observer en aquariophilie: - Nous essayons, en général, de défier les lois de la nature au lieu de la respecter et de la copier.
- Pour avoir un aquarium qui tourne bien, il vaut mieux faire un bac correspondant à une région d’origine spécifique et s’y tenir!
- En cas de déséquilibre nous devrions tout d’abord penser à ce qu’il y a en trop pour le diminuer au lieu de chercher à rajouter quelque chose.
Votre chroniqueuse, Nanacara ANOMALA
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